Hunter x Hunter Unlimited

A la guerre comme à la mer

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Sam 22 Sep - 0:06
Aedan prit une inspiration, le front contre le dos de ses mains croisés, les coudes appuyés sur ses cuisses. L’eau dégoulinait en petit serpentin glacial de ses cheveux jusqu’à sa nuque, s’infiltrait dans ses vêtements, et le gelait. Le poids de sa veste, autant que le désespoir ou la culpabilité, le clouait au sol. Assit en travers du siège conducteur d’une des voitures de leur société, il faisait face à Nelly, inquiète et instable. Le regard brun de la femme courait de la marée humaine refoulée derrières des barrières Vauban et surveiller par un cordon de gendarmes, au paysage d’apocalypse envahissant le quai. Des fourgonnettes d’ambulances ; des médecins courant d’un brancard installé au sol à un autre ; des plongeurs remontant avec un corps ou rien, et disparaissant de nouveau dans des eaux bouillonnantes ; Des agents comme eux, se reprenant, accusant cette défaite plus ou moins bien. Et de l’eau, partout, sur les corps et sur le béton du quai, en grande flaque miroitant et étendue, tremblante quand un coup de vent passé. Incrustait, froide et traîtresse, dans les vêtements. Le moindre pied levé tirait derrière lui des gouttelettes qui semblaient vouloir le retenir au sol, l’empêcher d’aller faire son travail et sauver une vie. Chaque chose se retrouvait couverte par l’onde, et une simple respiration semblait devenir humide, comme empoisonnait.

Et plus qu’une ennemie commune, pour Aedan, la froideur de l’eau était une traîtresse intime, qui faisait seconde après seconde faisait tomber sa température. Elle allait le refroidir, littéralement.

« - Ho ! Aedan ! »

Le Hunter releva difficilement la tête, levant vers Nelly un regard rougit par l’eau marine.

« -Hum ?

-Prend ça, et va boire un truc chaud. Hans est partit à l’agence, je lui ai dit de te ramener des fringue. »

Ordonna-elle, lui tendant d’une main ferme une serviette blanche, où le ciel grisaillé autant que l’eau sombre semblaient vouloir se refléter. Il resta un instant immobile, les yeux posaient sur ce morceau de tissu présenté comme son salut, avant de s’en saisir pour y faire disparaître son visage. Nelly ne dit rien. Elle croisa les bras et se tourna vers la foule, un air invitant à venir en découdre repeignant ses traits. Elle aussi avait merdé, mais elle n’était pas Hunter. La patronne de la société ne tomberait pas sur son dos, mais sur celui en apparence seulement plus musclé d’Aedan. Ils le savaient tous les deux, et c’était la raison qui le poussait à rester près de la voiture, pour pouvoir s’isoler si Inna Chevtchenko appelait. La patronne de la société avec qui il collaborait s’était fait un nom dans le domaine de la sécurité, que cela soit publique ou privée. Elle devait en partie sa réputation au fait qu’elle employait des Hunters. Et alors qu’elle avait confié ce dossier à Aedan les yeux fermés, attendant de lui qu’il gère la situation sans le moindre remous médiatique ; alors qu’elle lui avait passé ses caprices matériels et humains, il s’était planté en beauté !

« -Merci Nelly, mais….. J’attends son coup de fil. Elle doit être en train d’essayer de se calmer. »

La métisse sourit faiblement, posant une main chaude sur son épaule. A travers son blouson épais et engourdis d’eau, il sentait la prise de ses doigts, fins mais musclés, entraînées sur la gâchette d’une arme à feu.

« -C’est pas une excuse pour mourir. Fais gaffe, t’es vraiment pâle. T’as les lèvres bleues. »

Le Hunter hocha la tête. Derrière lui, posait sur le siège passager comme une relique, le téléphona vibra. Les deux agents sursautèrent, échangeant à peine un regard de quelques secondes dans lequel Nelly mit tout l’optimisme qu’elle pu. Aedan se retourna en un seconde, saisissant le téléphone dans une grande main pâle et tremblante de tension. Il se tourna face au volant, appuyant en même temps sur l’icône clignotant qui bientôt déverserait sur lui la voix enragée d’Inna. De sa main libre il referma la portière, cherchant la silhouette anguleuse et brune de Nelly sur les quais sans rien trouver.

« - Aedan !

-Bonjour Inna.

-C’est quoi cette merde !? Putain comment t’as pu faire ça ! »

Le fauve se laissa chavirer en avant, posant son front contre le volant avec un soupire. Ses paupières épaisses recouvrirent un instant la lueur grise de ses yeux, le faisant plonger dans un monde obscur. Il espérait y trouver la chaleur et l’aplomb dont il avait besoin pour la besogne qu’était l’affrontement avec sa patronne, mais rien ne vient.

« - On n’a pas réussit à localiser la bombe à temps. Enfin on a eu deux indiqués sur le plan ramené par Veck. Mais ils ont du se douter de quelque chose, ou un ancien en taule a réussit à les prévenir, et ils ont changés l’emplacement de la dernière : y’avait un kamikaze. Avec la destruction massive des dossiers à l’agence des Hunter, on a du marchander avec certains, et accepter de les placer en liberté conditionnée. Dont un ex-membre de leur groupe qu’on a coincés y’a un an.

-Comment il a pu savoir qu’on était sur leur cas ?

-Ma faute, j’ai été trop insistant pendant un interrogatoire. Il a du sentir quelque chose.

-Putain Aedan j’t’ai toujours dit de te maîtriser ! »

Il jeta un coup d’œil à l’extérieur, se penchant vers le pare-brise pour exécuter du regard ceux s’approchant trop de la voiture. Même si tout le monde se doutait qu’il n’était pas en train d’envoyer des sexto à une moitié, mais plutôt entrain de se faire sévèrement remonter les bretelles, Aedan n’avait pas dans sa nature de montrer ses faiblesses, ses erreurs, ses égarements. Ni de les assumer. Une vielle habitude remontant à l’enfance, l’époque où on lui avait enseigné à sourire quand on lui demandait comment les choses se passaient à la maison.

« -Désolé Inna, j’ai merdé, mais là faudrait plutôt me donnait des directives que m’engueuler ! »

Lâcha-il après quelques secondes de silence, détachant ses yeux de l’extérieur.

« - Ouais…. Mais pense même pas y couper ! Bon, silence radio ok ? Tu ne réponds aux journaleux sous aucun prétexte : Pas de nom de groupe terro, pas d’évaluation des pertes humaines et matérielles, pas d’origines de ce fiasco, pas d’info concernant ton sort à venir. Peut-être même qu’ils ne savent pas que c’est Nelly et toi qui avez coordonné l’opération.

-Si, y’avait déjà une foule quand les plongeurs nous on ressortit, ils ont vu nos brassards.

-F’chier ! Bon, trouves Nelly, et éloignez vous un peu de la zone. Vous fendez la foule sans un mot ! Pas de coup pour vous dégager si on vous retient, et surtout pas d’insultes !

-Ok.

-…. Et pour ta licence ?

-T’inquiètes. Une licence Hunter, c’est à vie, ils ne peuvent pas me radier comme ça.

-Tu vas tenir le coup ? Emotionnellement je veux dire… Une centaine de personne… Au dernière nouvelle y’a une vingtaine de rescapés.

-Dont un avec un traumatisme crânien. Oui, je sais. Ca fait du monde sur la conscience.

-Hum. Bon, j’te laisse, le téléphone arrêtent pas de sonner, au secrétariat ils sont débordé. Des menaces de mort, des insultes…

-Bye. »

Après un grésillement, le son régulier et froid d’un « bip » résonna dans la voiture, unique bruit maintenant Aedan dans la réalité. Le Hunter fixait sans expression le gyrophare dansant d’une ambulance à quelques mètres de la voiture. A force de trop ressentir, de trop penser et de prendre pour lui toutes les émotions de ceux l’entourant, il finissait comme anesthésiait. La seule chose qui traversait les barrières matelassaient semblant s’être formées autour de lui était une colère irrationnelle. Il se haïssait pour avoir faillit ainsi, pour ne pas avoir était à la hauteur. L’accident tourné déjà sur toutes les chaînes nationales, et les réseaux sociaux devaient regorgés de photographies floues de noyés allongés sur une étendue de béton. Peut-être qu’à l’étranger aussi, l’information commençait à filtrer. Ruth était peut-être assise devant sa télé, quelque part dans le monde, une tasse à la main. A cet instant, est-ce que le nom de Fitz, à elle qui avait toujours voulu être Hunter, était un poids ? Partager le même sang que lui, est-ce que cela la couvrait de honte ? Il l’imaginait parfaitement rougir, serrer les poings, et finir par éteindre la télé ou la radio. Retourner la pièce, ou écraser l’accélérateur si elle était sur la route. Invoquer sa sœur dans son esprit, derrière ses paupières closes fit accélérer son cœur. Il retrouva au fond de lui des débris de la motivation, presque l’instinct de survie, qui lui permettait de se lever chaque matin, de partir au travail, de faire son job tel un acharné.

Et cette force qui lui permettait d’habitude de pallier à la sensation de manque que lui infligeait l’absence de sa sœur, il l’utilisa pour ranger son téléphone, ouvrir la portière et sortir, dans un même geste rapide, sec et nerveux.

Aedan ne savait pas gérer sa colère, tout comme il ne savait pas gérer la moindre de ses émotions. On ne lui avait pas enseigné le control. Du moins pas celui de la vie de tous les jours. En mission et au bureau, son visage était aussi expressif que celui d’une de ses statuts antiques aux yeux vides. Et dans sa tête, les choses étaient à l’effigie de son bureau : propres, rangées, logiques, efficaces. Dans son métier de Hunter, les choses étaient simples, il savait ce qu’il avait à faire, et pourquoi il le faisait. Aedan avait parfaitement analysé l’origine de son obsession pour son travail. En prolongeant ce procédé de réflexion, il pouvait même expliquer l’origine de son Nen.

Mais dès qu’il n’avait plus rien à faire, il était obligé de se tourner vers lui-même. Avant, sa sœur était là pour reculer ce moment. Il pouvait toujours s’occuper d’elle, la suivre dans ses nuits blanches à écumer les quartiers les plus mal famés de York Shin, l’aider dans ses recherches sur tel groupe de mercenaires, tel chasseur de prime. Plus maintenant.

Et à cet instant, Aedan se sentait à deux doigts d’exploser.

Il avança vers l’èbe humaine, tapant à l’aveugle un message pour Nelly, sur son téléphone toujours au fond de sa poche. Ses yeux ne se détachaient pas des visages curieux, haineux, craintifs qui s’appuyaient contre les barrières. Brandissant des centaines de téléphones pour offrir anonymement en spectacle la mort de gens dont ils ne connaissaient que le nom. Le Hunter tapota sur l’épaule d’un gendarme qui se retourna dans un sursaut avant de lui ouvrir les barrières. Aedan retient lui-même, en écartant les bras, les quelques journalistes rapaces qui teintèrent de profiter de la brèche pour foncer vers les ambulances. Près de lui, d’une reportère en plein tournage fit un résumé de la situation.

« - … En direct du port de Dollet. ‘Le Navigateur’, bateau de croisière de Ben Smith, est sous les eaux depuis maintenant une heure. Le millionnaire y organisait une réception en l’honneur des cinquante ans de sa société spécialisait dans l’électronique et le high-tech FutYours, sous la protection rapprochait d’agents de Central Security, dont plusieurs Hunters, suite au menace de mort de plusieurs groupes terroristes et fanatiques revendiquant de suivre le même chemin que « The riddler ». Ce serait vraisemblablement une attaque à la bombe qui aurait perçait la coque du Croisier et l’aurait coulé, à un peu mois d’un kilomètre de la baie. Il y a peu de survivants, pour une raison inconnue ils semblent être beaucoup à avoir étaient coincés dans le bateau… »

Son regard couleur pierre de lune s’assombrit, prenant une teinte roche. Il fit un pas de côté pour éviter la caméra, ignora les questions, se contentant d’avancer à travers la foule lui faisant barrage. On le trairait d’assassins, de traître à la botte des terroristes, d’imposteur. On voulait voir sa licence, sûr qu’elle était fausse, ou le radiait des Hunter. Mais tous cela, il s’en moquait. 

Celles et ceux qui étaient morts avaient des fortunes, des comptes en banque avec plus de zéro qu’il n’en aurait jamais. Ils avaient battit leur empire de billet sur le dos de milliers de gens, ces milliers de gens qui actuellement s’offusquaient de leur mort, les pleuraient peut-être même, dans un parfait syndrome de Stockholm. Mais qui en même temps jetaient des clichés de la catastrophe, courant après un like, un follow, un « petit pouce bleu». Tout cela était hypocrite, et malheureusement n’avait plus rien d’exceptionnel à ses yeux. Il avait déjà vu des adultes à peine sortie de l’adolescence zoomer sur le corps à moitié ensevelit d’un enfant, et ne pas pouvoir réprimer un sourire satisfait devant leur cliché. Au début, il s’y était opposé, avait fait reculer des foules, arraché des téléphones, recouvert d’une bâche un corps. Puis Aedan s’était résolut. 

Les insultes de la foule quand ils échouaient, ses acclamations quand ils réussissaient, le Hunter n’y faisait plus attention. Il s’en était détaché, et ne pleuraient ni les morts ni les vivants.

Ce n’était que comme cela qu’il réussirait à traverser l’étendue de ses congénères. Encore un pas et il était libre, marchant vite pour semer les derniers journalistes s’accrochant à lui.

Aedan s’engagea dans des petites rues tortueuses, perpendiculaires aux grandes allées propres d’où avaient afflué les curieux, attirés par les sirènes des ambulances. Les murs étaient tagués, couverts d’obscénités et de phrases qui étrangement trouvaient un sens dans cet endroit, paraissant belles par certains côtés. Bars et magasins à la façade mal entretenue se mélangeaient avec les carcasses de leurs prédécesseurs. Il s’approcha d’un café à la devanture écaillée, couleur sapin, poussant de son épaule la porte de verre grinçante, y laissant une grosse trace humide. Pas un seul client, le Hunter était seul face à un homme derrière le bar, dans la soixantaine, mal rasé, de grosses cernes sous ses yeux rougis par le sommeil. Il plissa quelques secondes les yeux pour percer l’obscurité ambiante, et reconnaitre sur le barman des traces d’alcoolémie.

« -Jeune homme ? » 

Demanda le vieil homme d’une voix pâteuse, se redressant en voyant la silhouette dégoulinante d’Aedan. Il fit le tour du comptoir, venant près de son client en tendant les bras.

« -Donnez-moi votre veste, je vais la sécher. »

Le Hunter roula des épaules, faisant dégringoler de ses épaules le blouson alourdis pour le tendre au vieil homme qui disparu par une porte derrière le bar. Avec un soupire, Aedan s’accouda au zinc, retenant un frisson. Il n’avait plus qu’une paire de bottes militaires tenant de l’aquarium, un treillis pesant une tonne, et un T-shirt noir un peu trop grand lui collant à la peau. Pas assez pour protéger du froid un humain normalement constitué, lui encore moins que les autres. Il commençait à se sentir mal, ses muscles s’engourdissaient et son esprit avec. Rester aux quais aurait finit d’enterrer son moral une centaine de pieds sous terre. Mais il aurait du le faire, ne serait-ce qu’en attendant le retour de Hans et de vêtements secs.

« -Tenez. »

Aedan releva la tête, regardant le vieil homme lui tendre une serviette. Sa main se referma lentement et précautionneusement dessus, et d’un hochement de menton il remercia le barman, évitant son regard. Il savait qu’il n’avait pas le droit de refuser ou de rejeter la responsabilité de l’échec d’aujourd’hui. Mais d’un coup ses épaules lui semblaient bien frêles pour porter un tel poids.

Dans son dos, il entendit la porte grincer et le barman tendit le coup pour apercevoir son nouveau client. Aedan jeta un regard par-dessus son épaule, espérant apercevoir Nelly. Déception, ce n’était pas du tout elle.
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Lewis Freeman
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Sam 22 Sep - 1:40
 
A la guerre comme à la mer

Depuis quelque temps, rien ne semblait réussir au journaliste. Refusant de nombreuses propositions de son patron pour couvrir des événements mineurs ou pire encore devoir jouer les imbéciles heureux face à des starlettes, qui semble tout connaitre de la vie. Malheureusement, le patron ne semblait pas d’avis de lui laisser le choix, c’était accepter ou prendre la porte. L’arrogance de Lewis prit le pas sur sa rationalité et décida de partir. Tout ceci c’était passé par téléphone et dans un appartement miteux que Lewis avait louer pour quelques semaines pour des « vacances ».  Ce n’est qu’une fois dehors, sur son balcon, une cigarette dans la bouche qu’il posa un peu plus la situation, malgré les quelques doutes qui s’insinuait, il était hors de question de revenir à genoux le voir le connard et de s’excusé.


Tout se qu’il avait au bureau tiendrait dans un sac, très certainement. Toute cette agitation dans sa tête fatigué finissait par le faire étouffer. Alors il descendit. Sa soirée risquait d’être ennuyante à mourir, il allait boire, fumer, cherchant un travail sur son ordinateur, oubliant de dormir et n’ayant toujours rien. Il y avait bien cette personne qui lui avait proposé un boulot, mais il hésitait encore, il y avait pas mal de risque, mais cela payait plutôt bien.

Laissant la fumer sortir de sa bouche, Lewis entama sa marche dans la ville. Le brun n’allait saluer personne en quittant le bureau, même pas Chisei, le cameraman, qui l’accompagnait partout, avec un peu de chance il sera foutu avec un incapable au pire des cas il allait retourner dans son école.
Lewis traversa la route sans faire attention, une voiture freina et klaxonna, l’homme à l’intérieur devait certainement l’insulté, mais le brun n’en avait rien à faire, il continua sa route c’est tout.

Ce qui le fit sortir un peu de ses pensés envelopper de fumer fut l’agitation que devenait de plus en plus présente alors qu’il marchait. Il leva ses yeux de glace pour observer les environs. De nombreuse personnes s’ameutait vers un point. Curieux, il s’approcha et sa nature revient au galop. Il écouta mine de rien se qui se passait. Nombre des discutions étaient incomplète juste des informations lancer au hasard. Il allait devoir trouver autre chose. Il marcha un peu plus loin de façon nonchalante, son but s’approcher discrètement d’un journaliste pour obtenir des informations. La chance semblait tournée, Il vit une journaliste qui ne lui était pas inconnue, elle semblait presser de commencer son speech devant la caméra.  Son discourt était du pain béni pour Lewis qui écouta le moindre mot. Alors comme ça il y avait eu un accident, même ici, il y avait des gens pour idolâtrer un imbécile derrière son ordinateur.  Il haussa les épaules, de toute façon cela n’était plus son problème… ou presque. Lewis laissa passer un jeune homme avant de reprendre sa route. Il ne s’arrêta que pour se retourner sur l’inconnue. Le brun ignorait si les gens insultaient cet homme en particulier ou bien s’ils avaient juste envie de craché leurs haines, sur le premier qui sortait de la scène du massacre. Après un instant, ses lèvres se fendirent d’un sourire, avant de se plonger lui aussi dans la ruelle. Passant sa main dans ses cheveux pour plaquer les quelques mèches rebelles qui lui tombait devant le visage, il ajusta sa veste sweet noir, les mains dans le poches d’un pantalon aussi sombre que sa veste, le brun avança, avec pas mal de retard sur celui qui l’avait emprunté avant lui. Tellement qu’au détour d’une intersection, Lewis l’avait perdu. L’ex journaliste écrasa sa cigarette mourante contre le mur et jeta le mégot dans une boite métallique qu’il sortit de l’un de ses poches. Il sortit une nouvelle cigarette qu’il alluma avant de reprendre sa marche et de chercher le moindre indice sur la disparition du blond. Après un moment de recherche infructueuse et son retour sur la grande rue, il décida de rebrousser chemin. Il écrasa sa cigarette dans un cendrier qui traînait à l’extérieur. Un geste automatique, il regarda la façade du café. Son idée de base refit surface brutalement et le café l’invitait totalement à entrer. Il était comme lui, fatigué, délavé et délabré.

Il poussa la porte qui émit un cri de souffrance lorsqu’il entra. Son regard ne se posa pas tout de suite sur l’intérieur. Un automatisme social lui traversa les lèvres, se bonjour qui devenait si vite ridicule et étrangement mal placé. Lorsqu’il croisa le regard du blond, il retint un sourire juste à temps avant qu’il ne le trahisse. Il s’approcha du bar lentement. La chance était peut-être au rendez-vous.
Lewis finit par poser ses deux coudes sur le comptoir, il commanda un verre de whisky avant de demander au gérant s’il pouvait fumer. Alors que celui-ci le servait, il sortit de sous son bar un cendrier qu’il posa devant le brun.

« Merci »

Il sortit son paquet, ainsi que son briquet qu’il posa devant lui. Il sortit une cigarette qu’il coinça rapidement entre les lèvres, avant de l’allumer et de crée un brouillard. Du coin de l’œil il regarda Aedan puis lui tendit le paquet.

« Tu semble avoir une journée de merde toi. »


Il remercia une nouvelle fois le barman quand il posa devant lui son verre. Il attrapa de deux doigts la clope, puis de la même main attrapa son verre pour en boire une gorger. Il reposa le verre et frotta un de ses yeux cerner après avoir déposé sa cigarette entre ses lèvres.
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Dim 7 Oct - 8:34

Le Hunter salua l'homme d'un hochement de tête , retrouvant immédiatement son immobilité. Il espérait presque, dans une dérision illusoire, le voir faire demi-tour, comme une image rembobinée. Mais non. Le nouveau venu -un mélange de noir et de blanc, et une unique tâche coloré dans ses yeux, une goutte bleu azure- s'approcha, et lentement s'accouda au zinc. Aedan fronça les sourcils, hésitant un instant à faire un pas de côté. Tout dans le comportement de cet homme indiquait qu'il cherchait à discuter, établir un contact. Et au vue de ses derniers exploits, le blond aurait plutôt parié sur un curieux ou un journaliste qu'une futur conquête.

Il refusa d'un geste les cigarettes, et ignora la question implicite de l'homme. Sa tête bascula légèrement sur le côté, ses sourcils inconsciemment froncés alors que de son regard de pierre il détallait son vis-à-vis, comme une façon de lui faire comprendre qu'il avait vu claire dans son jeu. Et de ce manège étrange et désengageant, il gratifia l'inconnu pendant encore quelques secondes avant de baisser les yeux. Le Hunter enfouit son visage dans la serviette, expirant un grand coup avant de tenter de sécher sa tignasse dans des gestes à la limite de l'agressivité.

« - Journaliste ? »

Marmonna-il en s'arrêtant, déposant la serviette sur le bar. Ses cheveux jaillissaient en mèches et touffes désorganisés et emmêlés, une véritable crinière lui tombant en partie sur le front. Aedan se tourna vers l'homme, réprimant un frisson. Le bout de ses doigts s'engourdissait peu à peu, au même rythme que ses oreilles ou son nez. Comment je peux avoir des pensées aussi gamines alors que mon feu est en train de s'éteindre? Il posa une main sur le zinc, s'accrochant à la sensation de bois laqué sous la pulpe de ses doigts. Le Hunter arrima son regard à celui de l'inconnu, ses iris assombris par la méfiance. L'envie le démangeait d'attraper la cigarette de l'autre homme pour l'écraser sur le bar, laissant un infime cratère brûlé.
Il lança un regard aux reliefs noirs sous les orbes bleus de l'inconnu, haussant un sourcil avant de lancer comme un reflet aux mots de l'homme :


« - Nuit de merde ? »

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Lewis Freeman
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Dim 7 Oct - 11:24
 
A la guerre comme à la mer

Lewis avait bien senti que je jeune homme ne voulait pas qu’il reste et pourtant il lui semblait nécessaire d’imposé sa présence. Lorsqu’il refusa la cigarette le brun n’insista pas il reposa son paquet sur la table, fit glisser la cigarette de l’autre côté de sa bouche afin de l’extirper de sa main gauche. Un panache de fumer s’échappa du côté droit de sa bouche, avant qu’il ne reprenne son verre pour en reprendre une gorgée. Le regard posé sur lui fit virer ses pupilles de glace sur l’homme blond. Le brun ne désengagea pas son regard, le coude droit reposant sur le zinc tenant toujours son verre. Lewis n’avait pas peur de ce genre de manège, cela l’amusait plus qu’autre chose, il faut l’avouer, un coin de ses lèvres se redressa en un sourire presque malicieux, puis il termina son verre d’une traite. Regardant le fond de son verre, il ne tourna le regard que lorsqu’il vit l’homme sur le point de s’arracher la tête pour se sécher ses cheveux.

 
Quand il lui parla, le brun scruta son interlocuteur, il avait mordu finalement. Lewis observa le blond en souriant, son coude posé sur le comptoir, la paume posée sur sa joue, dont deux doigts tenaient encore sa cigarette qui se consumait lentement. La moindre des mèches de sont interlocuteur passa sous le regard de Lewis. Calculant le moindre de ses gestes dans un but bien précis. Il finit par se redresser une peu avec un sourire amer.

« Ex-Journaliste, je ne suis pas du goût de mon anciens patron et je n’aime pas trop recevoir des ordres. »

Quand leurs regards se croisaient de nouveau Lewis ne lâcha pas prise un seul instant. Finalement le blondinet lui posa une question, un court instant le brun fronça les sourcils puis haussa les épaules.

« La nuit m’appel souvent mais le sommeil me fuit et rien ne me retient dans mon lit alors… »

Il tira une nouvelle taffe sur sa clope, avant de lâcher un panache de fumer en direction du blond. Peu subtile, mais il savait cela assez énervant pour amorcer la suite, bien que cela sot tu quitte ou double.

« Et toi ? tu es trempé jusqu’à l’os »

Lewis parcourra le corps de l’hunter avant de reporter son regard sur ses yeux. Demandant un autre verre.

« De toute façon pour venir se terrer ici, c’est qu’on a dû faire face à pas mal d’emmerde. »

Quand l’homme le resservit Lewis le gratifia d’un charment sourire puis en prit une gorgé. Avant de rabattre une de ses mèches sombre qui se promenait devant son visage vers l’arrière.

Attendant la réponse il parcourait du bout de son doigt le bord du verre, les yeux rivés dessus, comme hypnotisé par le geste. Il ne détournera le regard que si le blond lui parle.
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Sam 20 Oct - 0:37

Ex-journaliste.Merde. Est-ce que c’aurait pu être pire ? Non, là je crois pas... Un journaliste au chômage n'avait plus rien à perdre, et un sacré scoop à se faire pour rentrer dans un bon journal. Aedan détestait ce qui se jouait entre eux, cet espèce de floue qui n'en était pas vraiment un. Cet homme jouant à l'innocent alors qu'il avait sûrement assez d'élément tout reconstruire le tableau. Et lui n'osant pas l'envoyer valser, penaud comme un enfant ayant cassé une assiette. Mais si c'était une centaine d'assiettes que tu avais laissé sous l'eau, tu n'y penserais déjà plus mon vieux...
Le Hunter s'apprêta à parler, arrêté par l'amertume de la volute de fumée que venait de lui envoyé l'inconnu. Son regarde se durcit, alors qu'il dispersait le nuage d'un battement de main.

« -Sincèrement, je ne pensais pas qu'on pouvait être journaliste avec si peu de jugeote. »

Grogna Aedan, un râle de colère dans la voix. Il se sentait à deux doigts d’expédier-en plus de son poing- la totalité de l'affaire au journaliste, pour le plaisir d'en être débarrassé, et d'alléger le poids sur ses épaules. Mais les ordres de sa patronne résonnèrent dans sa tête un peu trop militaire et habituée à l'ordre. Et les centaines de mots que le blond se sentait sur le point de balancer retournèrent d'où ils venaient.
A la place, le Hunter se passa une main dans les cheveux, essayant de discipliner la crinière d’épi grisonnés qui ruisselait dans son cou, en plissant le nez. L’odeur de cigarette le piquait et de concert éveillé en lui un flambeau, des guenilles de flamme, de désir. Ce poison de papier -qu’il ne fallait pas espérer placer entre un président et son premier ministre- avait peu à peu dressé son cerveau, pour s’associer à des soirées de flirtes. Dans des bars comme celui-ci ou plus chicos, dans n’importe quel endroit où l’emportait tel un coup de vent sa sœur ; et où il s’occupait comme il pouvait en attendant que  Ruth est trouvé de son côté une conquête à son goût.
Le blond porta un instant son regard marmoréen sur les lèvres pâles et sèches du journaliste, rendues maladives par l’insomnie, et peut-être aussi le tabac et les soucis.

Oui, il était venu ici pour échapper à une foule vengeresse, haïsseuse et haïssable. Pour déposer le poids de son échec dans un verre, et celui de son veston sur un radiateur dans l’espoir qu’il sèche. Aedan fuyait des emmerdes qui remettaient furieusement en doute ses capacités, la véracité de sa licence de Hunter. Qui pouvaient mettre en pièce un ego fragile qu’il avait construire en déséquilibre sur des bases marécageuses. Il feula entre ses dents et détourna les yeux de la bouche au parfum de tabac du journaliste.

« Oui, et j'en vois une belle juste devant moi, d'ailleurs... »

Grinça-il en se tournant vers le vieux barman qui fixait trompeusement une tâche sur le zinc, tentant de l’effacer du bout de la manche.

« -Je veux bien un verre… »


Sourit-il douloureusement, d’une voix rauque et éteinte qui l’endeuillait. L’homme hocha la tête et se retourna pour prendre un verre qu’il fit claquer maladroitement sur le bar.  Le même alcool sombre que celui bu par le journaliste coula dans son verre, absorbant son regard qui pendant quelques secondes suivit ce serpentin brun. Le vieil homme posa la bouteille entre eux, et indiqua l’arrière-boutique à Aedan d’un signe du pouce. Le Hunter hocha gravement la tête en le voyant tourner les talons pour échapper à une conversation qui visiblement le dérangeait. Ou peut-être que voir un homme servir une pseudo drague à un autre le dégoute… Un sourire dérisoire arriva sur son visage sans prévenir, alors qu’il portait sa boisson à ses lèvres. Les nuages de fumée en plein visage, les regards tombant sur lui comme un poids ou un couperet. Pour d’autres c’aurait pu être de la drague, oui. Mais lui voyait plus le manège de quelqu’un cherchant à le faire sortir de ses gons. Ca peut marcher, mais une fois chose faîte, assure-toi de toujours pouvoir maîtriser les évènements… Aedan reposa avec calme son verre, tournant les yeux vers l’inconnu, déjà plus calme. L’alcool lui avait brûlait la gorge, et à terme d’un verre ou deux, il pourrait presque espérer oublier ceux au fond de la mer.
Certainement qu’il finirait la soirée salement amoché, seul dans un appartement triste, dans un bar bombé de monde. Ou même ici, avec le sale arlequin noir et blanc qui lui tenait compagnie.

« -Moi ? Je ne révèle rien aux gens dont j’ignore le nom, le prénom, la taille, le poids, le groupe sanguin, et le casier judiciaire. »

Dit-il avec un sourire amusé, s’apprêtant à reprendre une gorgée d’alcool brûlant avec un mouvement de tête en arrière, s’interrompant quelques secondes avant de boire.

« -Avant que tu tentes la plaisanterie : La couleur de tes sous-vêt’ ne m’intéresse pas. »

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Lewis Freeman
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Sam 20 Oct - 5:53
 
A la guerre comme à la mer

L’action du blond pour chassé la fumer fit sourire Lewis, qui se contenta de marmonner que l’un n’empêchait pas l’autre. Son regard se tourna alors devant lui en un point invisible, même s’il voyait les gestes de son camarade de beuverie, il laissa ses yeux rivés.


Quand le hunter lui répondit à sa question enfin tentait il de sans défaire. Le brun tourna la totalité de son corps vers son interlocuteur, posant simplement son coude pour poser sa joue dans le creux de sa main.



« Oh, Monsieur à du faire des bêtises alors. »



Il esquissa un sourire, quand il vit le barman partir, un soupir s’échappa de ses lèvres, secouent négativement la tête. Remuant lentement le liquide au fond de son verre. Lewis du lui faire faire trois fois le tour avant de le boire cul sec. Etrangement ce fut pile maintenant que douleur lancinante pointa le bout de son nez dans le crane de l’ancien journaliste. Massant l’un des ses tempes, il oublia un instant le hunter, d’un geste continue il finit par faire mourir sa cigarette dans le cendrier.  Les paroles du blond, fit tourner la tête de Lewis vers lui. Il avait haussé un sourcil et le regardait septique. Puis il le va les yeux au ciel, fouillant dans ses poches ne trouvant qu’un paquet vide, il le roula en boule. La suite le fit sourire et il secoua négativement de la tête.



« Toi, t’es flic ou Hunter c’est sûr. Y a que se genre de mec qui demande le casier judiciaire… Ou un gosse de thuné qui veux pas fréquenté de la raclure…- il soupire- c’est jamais bon pour l’image. »



 Le brun se redressa ce qui fit craquer quelques-unes de ses vertèbres, pour finalement continuer sa réponse.

« Tant mieux vu que je n’en porte pas, puis faire de la psychologie sur les couleurs de sous vêtement n’est pas une science exacte Blondinet. »



Il se servit un nouveau verre, porta le liquide à sa bouche pour en prendre une gorgé et colla le verre à sa joue.



« Sinon je suis Lewis Freeman, pour le reste c’est comme couché jamais le premier soir. »



Il ferma les yeux un moment puis regarda sa montre encore une fois le sommeil ne viendrait pas.

« En y réfléchissant bien… Tu dois être un putain d’hunter… Les flics se sente toujours obligé de jouer les super héros, raconté ses exploits… mais toi …- il pointa le blond du doigt, Toi tu as fait une bêtise ou tu fuis une ex.  et toi tu t’appel comment, rassure toi je m’en fou de tes tailles, groupe sanguin et le reste. »

Il posa son verre sur la table, le blond étai bien trop calme pour lui, il finit par se lever pour s’approcher de lui.



« En plus tu va chopper la mort à rester trempé, sauf si c’est ce que tu cherches. »




Suivent de son regard de glace une goutte d’eau glissé le long de sa nuque, qui ruissela tranquillement jusqu’à disparaître dans le col. Ce n’est que lorsqu’il la perdit de vue qu’il reporta son regard sur le hunter se braquant dans ceux de son interlocuteur. Visiblement le barman ne comptait pas réapparaître
Lewis c'était finalement prit au jeu et il semblait bien plus intéressé par le côté acoustique du blond.Il était maintenant debout aux côté d'Aedan,attendant tranquillement qu'il lui parle.

"Au finale je suis même pas sur de vouloir entendre se qui t'es arrivé. Car au finale y a peu de chose qui va perturbé vos nuits et vu la grasse que les gens laisse couler. Et vous êtes gracieusement payer pour buté légalement des gens et de ne pas passé par la case justice.
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Dim 21 Oct - 22:22

Aedan  fit claquer sa langue contre son palais. Le brun était comme une brûlure ou une piqûre. Quelque chose qui allait passer avec le temps, et qu'il ne  fallait pas toucher, gratter, irriter.  Mais ce qu'il pouvait l'énerver. Il reposa son verre dans un claquement, se redressant pour surplomber l'inconnu d'à peine cinq centimètres. Même l'avantage de la taille lui était retiré.
Le Hunter tourna la tête vers le journaliste semblant s'être d'un coup recroquevillé sur son cendrier. Il retient de justesse le geste de poser une main sur  son épaule, le froncement de sourcil qui prenait son visage.  Le blond pencha la tête sur le côté, observant encore une fois le journaliste sans se préoccuper des apparences dans une conversation ou chaque mot était un coup, et ou une phrase pouvait en dire beaucoup plus que voulu. Il détourna les yeux dès que l'inconnu reprit la parole, posant son regard au fond de son verre vide. Fait gaffe. Pas trop d'alcool. Ça pourrait t'embrumer l’esprit. Aedan lança une œillade méfiante à la bouteille, avant de se raidir. Le journaliste aurait bien finit par le savoir, mais le voir déduire qu'il était Hunter n'avait pas grand chose de rassurant. Tu attends quoi pour faire le lien avec les quais?! Il suivit du regard la contorsion du cou de l'inconnu, le mouvement de tous ces tendons et muscles, et le concert de craquement qui suivit.

La seconde réplique lui tira un toussotement gêné. Le blond passa une main sur sa nuque encore humide, ferment les yeux avec un froncement de sourcil douloureux.

« -Mais est-ce que ça m'intéresse ? »

Maugréa-t-il pour lui-même, se sentant capable de piquer un fard malgré le froid dans lequel son corps était plongé. Il était sur un terrain où il n'était pas doué -trop impulsif, naïf-  face à un adverse qui connaissait chaque parcelle comme sa poche.  Ses yeux suivirent les doigts blêmes aux paumes marbrés de veines qui se refermèrent sur la bouteille, l'attirant au verre du journaliste  pour y déverser son venin.

Aedan se crispa quand les présentations vinrent enfin. En plus de tomber sur un journaliste -même si ex- il venait de ramasser un requin. Suivre la presse était un minimum nécessaire quand on faisait son job. Ne serait-ce que pour savoir de qui se méfier. Et Lewis Freeman était réputé être un beau chieur.  
Qui le bombardait de piques.
Un infime espoir passa dans sa tête en voyant Lewis baisser les yeux sur une montre à moitié dissimulée sous une manche noir. Qui s'évapora quand le journaliste recommença une nouvelle litanie analytique. Le Hunter se penchant en avant, s'accoudant au bar, tête rentrée dans ses épaules semblant d'un coup immenses. Il saisit la bouteille, remplissant le font de son verre avec une mine de défaîte. On avait dit pas trop...

« -Aedan Fitz, et j'en porte. Des caleçons. »


Ironisa-il, sombre, en secouant son verre, faisant tourner le whisky.  
Le bruit de verre tapant contre le zinc mis ses réflexes en branles. Le Hunter se raidit, suspendant son geste. Lewis venait de s'approcher.  Du coin de l’œil, se refusant à bouger d'un nanomètre, Aedan suivit les yeux du journaliste, sentant un frisson le prendre quand il comprit qu'il suivait du regard une goutte coulant sur sa nuque. Tu passes ton temps à le reluquer depuis tout à l'heure. Chacun son tour, c'est un juste retour des choses... Il se contient et relâcha ses muscles malgré la proximité qui échauffait ses réflexes de millitaire.
Les derniers mots furent ceux de trop.
Le Hunter passa d'un relâchement lent à une tension soudaine. Il savait reconnaître la provocation faîte pour le faire craquer. Les journalistes l'utilisent souvent. Mais pour autant il n'y résiste que plus mal.
Aedan reposa brutalement son verre. D'un mouvement de talons, il s'était tourné vers le journaliste, ayant à peine besoin de baissait le regard pour fixer son regard sévère et noir dans le sien.

« - Si tu n'en a rien à foutre, personne ne te retient. J'ai pas prévu de te nommer mon psy personnel. Mais ça m'étonnerait que tu t'en balance réellement. Si c'était le cas, tu serais déjà plus là.  Et puis les journalistes ne peuvent pas s'empêcher de courir après le scoop. »

Il retient de justesse une comparaison libidineuse, et fit un pas en avant. Assez pour qu'une simple respiration fasse se rencontrer leur torses. Si le vieux revient maintenant....

« - Aller, réfléchis du génie. Les quais bombés de monde, moi ici. Sort ton téléphone une seconde, va sur n'importe quel réseau, tu vas vite comprendre. »

Gronda il, léonin et menaçant.
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Lewis Freeman
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Lun 22 Oct - 9:08
 
A la guerre comme à la mer

Pour Lewis le Hunter semblait être un animal sauvage qui aurait peu rencontrer ses semblables. Il avait vu les regards qu’il posait sur lui comme-ci il était la bête étrange. Le brun lâcha un soupire d’entre ses lèvres. Il n’avait pas entendu les mots qui sortit de la bouche du blond et cela l’irrita un peu. Il n’aimait pas qu’on marmonne, s’il avait quelque chose à dire qu’il le dise distinctement.


L’ancien journaliste lui gratifia d’un sourire quand il eu le prénom de son interlocuteur. Il secoua la tête quand il lui affirma qu’il portait quelques choses. Décidément il ne devait voir que peu de personne pour être aussi mauvais à se jeu. A peine s’était-il lever qu’Aedan était déjà raide comme la justice… Enfin comme certaine justice. York Shin ne comptant pas.

Le son brutal du verre sur le comptoir fit quelque peu sursauter le brun, qui eu un recul malgré lui quand le blond se leva. La mâchoire serré Lewis le regarda droit dans les yeux. Encore une fois le moment fatidique arrivait, il était près à recevoir un coup, peut être que cette fois son corps réagirait un peu plus tôt. Finalement Aedan lui parla et n’avait pas vraiment l’air de vouloir le frapper se qui était plutôt étrange pour un Hunter.

Quand il s’avança Lewis resta statique le fixant du regard, mais cachant très mal son sourire et quand le blond termina sa tirade, le journaliste lâcha enfin son rire qu’il retenait depuis le début.
Il posa sa main sur le comptoir alors qu’il riait de bon cœur et il ne s’arrêta qu’après un moment puis il parla.

« Effectivement c’est une grosse bêtise que tu as faite. – il reprit un peu de dignité en se redressant, même si sont sourire ne le quitta pas. – J’ai pas besoin de réfléchi à ça. Je n’ai aucune envie d’être ton psy. Ce n’est pas pour toi que je suis là, n’y pour un pseudo journal. Je suis là pour moi, pour passer le temps, c’est tomber sur toi comme ça aurait pu tomber sur n’importe qui d’autre. – il posa sa main sur le torse d’Aedan afin de le repoussé. – Tu es définitivement un Hunter, y a qu’eux qui se sente persécuté par le monde entier. Si je devais faire un article blondinet, c’est pas sur toi et ta boulette. Je retournerais directement à York Shin pour m’occuper de quelque chose de bien plus intéressent. Comme La reine de York Shin ou le mec qui à prit ça place avec son ami le Riddler. »

Il s’éloigna pour retourner au comptoir et prendre son verre.

« Et pour info ce n’est pas en regardant lascivement un journaliste ou en le menaçant physiquement que tu te rendras moins coupable de tes actions. Sans compter qu’un mort de plus ou de moins pour vous ça n’est rien. »
 
Lewis était amer en prononçant ses derniers mots quoi de plus normal, pour lui les hunters étaient des gens pourris jusqu’à la moelle. Il ne regarda plus le blond gardant son regard rivé sur son verre qu’il porta à ses lèvres avant de faire claquer le verre en le reposant. Il avait une multitude de clichés sur les hunters qu’il n’hésitait pas à balancer à la gueule des gens sans le moindre remord. Il se mordit la lèvre avant frotter avec son pouce l’intérieur de sa paume, le regard perdu sur le comptoir.  Il était visiblement braqué, le dos voûté, totalement couper à toute communication. Quand il en eu terminer avec sa main, il la posa sur le verre pour le porter à ses lèvres. Une immense fatigue le submergea, mais pas la fatigue habituelle, c'elle qu'il aimait bien et qui lui permettait d'avoir un sursis. Non elle paraissait être encore loin, il avait déjà eu cette sensation comme-ci on le vidait un peu plus de son énergie. 
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Mer 24 Oct - 0:13

Aedan serra les poings et les dents en entendant le rire ironique du journaliste. Jamais un simple rictus ne l'avait autant énervé. Moqueur, inconscient, provocateur. Ç’aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre ? Il aurait préféré. Sincèrement. La main qui le repoussa provoqua une décharge dans son bras. Et si le froid n'engourdissait pas son corps, il n'aurait pas eu le temps de réfléchir et aurait tordu ce poignet insolent et trop familier à son goût. Le Hunter tentait tant bien que mal de ne jamais user de violence, de se contenir. Mais il n'était pas d'une nature calme ou légère. Il prenait les choses au sérieux, souvent pour lui, et le refoulement d’énormément de chose -sexualité, famille, enfance, peur- avait créer dans sa tête des cratères bouillonnants, jamais vraiment éteints, prêts à se déchaîner au premier effleurement. Ils le rendaient incontrôlable, et sa formation de militaire n'avait pas aidé. Elle lui avait offert des connaissances qui n'avaient fait que développer son asociabilité, et son comportement à la limite de l'animal. Il ne supportait quasiment plus ses congénères, encore moins physiquement.
Alors pour une fois, ne pouvait-il pas lâcher prise ?

Non.
C'était tout ce qu'attendait Lewis.  Il se prenait sur la gueule un torrent de haine auquel il ne pouvait pas se permettre de répondre. Aedan se passa une main sur le visage, ferment un instant les yeux pour se ressaisir. Il devait partir. Dehors le monde tournait, et leur joute verbale ne mènerait à rien. Rien de positif.
Aedan se dirigea vers l'arrière boutique, déposant la serviette sur la première chaise qu'il trouva avant de charger sa veste du regard. Elle pendait mollement sur un radiateur, encore dégoulinant dans le bas, ayant créé son petit lac sous elle.  Il l'attrapa, arrachant dans une colère contenue le brassard au bras gauche pour le fourrer dans sa sa poche.

L'eau emprisonné dans le tissu avait légèrement chauffé, mais elle redeviendrait glaciale à l’extérieur. Il ne devait pas traîner, l’hypothermie portait sur lui un œil bien trop intéressé pour cela. Le Hunter revient au bar, sortant de sa poche les restes d'un billet trempés. Il le plaqua prêt de son verre, regardant un instant le fond d'alcool qui allait y être abandonné. Il préférait ne pas y toucher. La tentation de l'expédier en pleine face du journaliste serrait trop tentant.
Le Hunter dépassa Lewis en le frôlant sans le toucher. Ses mains avaient trouvé refuge dans les poches de sa veste militaire, et son regard orageux tutoyait le noir. Il s'arrêta devant la porte, poussant un lourd soupire avant de faire volte-face. Il s'adossa à la porte, dardant sur le journaliste un regard polaire.

« -C'est toujours un plaisir de parler avec un humain au mode de pensée évolué et pas entravé pas des préjugés. Je suppose que si j'avais été une femme, tu m'aurais sortit un truc style « les bonnes femmes sont toutes les mêmes », ou si t'avais su que j'étais bi, un truc type « Ha ces taffioles ! » aurait bien sonné non ? »

Aedan lui lança un dernier regard avant de tirer violemment sur la porte grinçante.
Retrouver  la rue était un soulagement. Il avait enfin quitté ce bar glauque et son ennemi de beuverie. L'air semblait à nouveau circuler librement dans ses poumons. Et sa froideur commençait à lui mordre le visage, glissant sur ses poumons, dans les poches que la fatigue avait creusé sous ses yeux. Un souffle lui renvoya quelques mèches d'un blond cendré dans le visage, qu'il rangea derrière son oreilles du bout du doigt.
Le Hunter avait la sensation que le sol tanguait sous ses pieds. Il sentait sa peau et ses muscles onduler par le froid,  et ses doigts s’engourdirent. Dans sa poche,sa main se referma sur son téléphone. Avec un soupire, il l'en extirpa, regardant rapidement la réponse que lui avait donné Nelly.

-Je m'éloigne du site.
-Ok
-Mec tu vas geler

Un rire lui échappa. Non, geler il n'en avait pas eu le temps. Tout comme il n'avait pas eu un instant pour se poser, et réfléchir.  Mais quoi qu'il arrive aujourd'hui, il avait prévu d'envoyer chier la terre. Il finirait à son hôtel, bourré, et demain le pays lui tomberait peut-être sur le dos en même temps que la gueule de bois, il s'en foutait.

-Je vais à l'hôtel

Il fallut à peine secondes pour que sa co-équipière lui réponde.

-Nan c'est infesté de journaleux prend un autre
-Noté
-Bonne chance. Dis moi où tu t'installes j'passerais dans la soirée
-Ok

Des bruits de pas dans son dos lui firent ranger son téléphone. Il n'y avait potentiellement pas un million de personne pour le suivre comme cela. Et il reconnaissait très bien ce bruit de pas, encore tout fraît dans sa mémoire.
Aedan fit volte-face d'un coup, près à recevoir de plein fouet un journaliste d'1,87 m, et son haleine de cigarette.
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Lewis Freeman
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Mer 24 Oct - 18:34
 
A la guerre comme à la mer

Lewis le regarda partir vers le fond de la boutique, il le suivit du regard tout le long. Il comprit rapidement qu’il partait, non il ne devait pas partir pas maintenant. Il n’avait pas eu les informations qu’il voulait. Quand il le frôla le brun ouvrit la bouche pour parler, mais Aedan parla avant lui. Lewis serra les dents, il le prenait pour quoi ? Il lâcha un soupire, Il lui lança un regard noir et forte heureusement il n’avait rien à porter de main à lui lancer … pour le moment.

 
Il le laissa partir, pour le moment juste assez pour terminer son verre, prendre ses affaires et surtout payer l’homme qui était partit depuis bien longtemps maintenant. Sortit à son tour reprenant le chemin ou était partit Aedan. Il remonta le col de sa veste puis avança rapidement, il devait rattraper ce mec, déjà pour apprendre plus sur se qui c’était passé, mais aussi pour mettre les points sur les « i ».

Le brun marcha rapidement, il n’avait rien d’autre à faire de toute façon, du moins pas tant qu’il n’avait pas accepter la proposition.  Quand cela lui vint à l’esprit, il se perdit dans sont esprit un moment, du moins jusqu’à voir une silhouette.  Après l’avoir reconnue, il chercha dans ses poches pour prendre un objet, il trouva juste son briquet. Il l’arma de son bras pour lui lancer dessus, il était loin de se douter qu’il allait se retourner.
 
Le journaliste continua de s’approcher après son lancer, il avança très près de lui.
« Quand on parle à quelqu’un on attend sa réponse. On ne se barre pas comme un lâche pour ne pas avoir à confronté la personne.  Déjà Non je n’ai pas de préjuger par rapport aux femmes et je n’ai rien contre les bisexuels, mais c’est toujours bon à savoir. »

Le brun croisa les bras en soupirant un peu, il s’approche un peu plus pour se mettre juste en face.

« En plus tu vas crever de froid comme ça – il regarda son briquet puis il sourit amuser- Rend moi mon briquet. »

Il tend la main vers Aedan, gardant l’autre dans le poche de son pantalon. Là il tenait son télèphone qui avait de nouveau vibrer.


« En plus regarde toi tu chancelle en marchant.  A York Shin tu te serais fait tuer à peine sortit du bar. Par des gosses pour te faire les poches. Tu ne dois pas avoir l'habitude des grandes villes, surtout après se qui si passe à présent.»

 
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Jeu 25 Oct - 19:36

Sa main se referma à la dernière seconde sur le briquet, l'obligeant à un mouvement de recule. Aedan fusilla du regard le journaliste, l'observant approcher, poing serrait sur le briquet. Quand Lewis laissa moins d'un mètre entre eux, le Hunter bomba instinctivement le torse. En plus d'envoyer toutes les codes de la proxémie, le brun continuait d'être une agression permanente pour ses réflexe militaires. Il fit un pas en arrière, retenant entre ses dents dans l'ordre de reculer. Le problème n'était pas que le journaliste, mais aussi la chaleur du journaliste. Aedan venait seulement de la percevoir à l'instant, alors que le vent le gelé sur place. Et il en avait désespérément besoins.

Avec un frisson, il se décida enfin à utiliser son nen, se torturer l'esprit pendant quelques secondes pour choisir entre zetsu et hatsu. Aedan se pinça l'arrête du nez avec un soupire, s'enveloppant lentement dans son nen. Il avait l'impression d'être un poison exotique qu'on venait enfin de ramener dans ses océans chauds.
Quand  la  tiédeur commença enfin a faire effet,  il releva les yeux sur le journaliste.  La proximité était encore trop grande entre eux. Le Hunter esquissa un deuxième pas de recule, regardant avec méfiance le brun.

« - J'te trouve bien collant pour quelqu'un qui veux simplement  'passer le temps '. »


Gronda-il. Il y avait des milliers de gens ici. Des qui avaient des choses bien plus sales que lui a se reprocher. Alors pourquoi ne pas aller voir ailleurs ? Et pourquoi continuer d'avancer vers lui comme cela ?

« - Recule, putain recule. »


Marmonna-il à mi-voix, le regard assombrit par le froncement de ses sourcils. Il liait l'agressivité de Lewis à une possible menace physique. Et son cerveau, déjà aidé par son échec et détraqué par le froid, partait en vadrouille. Il avait en quelque sorte mis le pilote automatique, qui assurait le minimum et faisait ressortir le plus brut de ce qu'il était. Pas le comportement le plus rassurant pour ceux autour de lui, ni pour lui. La distance qu'il mettait entre lui est le autres dans le relationnel en temps normal devait devenir physique pour qu'il puisse  se préserver.  Aedan prit une inspiration avant de tendre son briquet au journaliste,  le surveillant sévèrement. Il évita ses doigts comme on évite une flamme se rétractant rapidement, mains dans les poches.

« - J'ai pas non plus l'habitude de faire un plongeant dans une eau à 5°, et restait trempé. »

Maugréa le Hunter en lança un regard circulaire à la ville, aussi grise et triste que son ciel. Il passa une main dans ses cheveux encore collant d'humidité, fixant un instant les pavés sous leurs pieds, mal à l'aise. Ruth adorait York Shin. Maintenant qu'il y pensait, peut-être était qu'elle était là-bas. L'ambiance de la ville l'avait toujours mis mal. Trop sombre, malsaine, trop inextirpable.
Ruth, elle, s'y était tout de suite retrouvé. C'était là-bas qu'elle avait appris le nen, là-bas qu'elle avait commencé son travail de Hunter. Sûrement là-bas qu'elle avait chassé et égorgés le plus de types.
Il n'était pas pressé d'y retourner.
Le Hunter releva la tête, les paupières lourdes, le regard fatigué.

« -  Sur cette leçon de savoir vivre à deux balles que tu viens de me servir, au revoir. »

Il Il tourna les talons, cherchant dans sa poche son téléphone.
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Lewis Freeman
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Ven 26 Oct - 14:25
 
A la guerre comme à la mer

Le voir bomber le torse fit rire un peu Lewis, voila encore une fois une attitude typiquement hunter masculin, plein d’arrogance. Il resta là, le regardant faire, le regardant sombrer un peu plus dans des réflexe qui ‘était qu’amusement pour le journaliste. Il regretta cependant d’avoir jeter son briquet, le hunter risquait bien de le garder et li se retrouverait sans feu. Il soupira un peu avant de sortir un léger souffle chaud. Il regarda autour de lui s’il n’y avait pas une bouche d’aération ou autre dans le coin qui aurai pu rejeter cette chaleur, mais rien de tout ça… il ne chercha pas longtemps à comprendre cela. Le journaliste profita du manque de concentration du Hunter, pour lui subtilisé un objet de sa poche et de le remplacé par un paquet de cigarette. Même taille, il n’allait pas sans rendre compte tout de suite. Cependant il repéra le mouvement de recule de la part du Hunter, il n’aimait pas la proximité visiblement.

 
Sa phrase le fit sourire, il ne répondit rien pour le moment ne faisant que de le regarder. L avait utilisé sa voix grave, surement pour lui faire peur, il ne savait plus combien de personne avait utilisé cela contre lui et cela n’avait pas marcher.

Lorsqu’il murmura à peine qu’il devait reculer, il garda son sourire en coin, il allait faire un pas de plus juste comme ça pour voir s’il allait réussir à le faire reculer encore un peu. Quand il lui tendit le briquet, Lewis le regarda puis le prit, notant au passage que le blond avait bien fait attention de ne pas avoir de contacte avec lui. Visiblement il le dérangeait.
 
« Pourquoi y avoir plonger alors ? »
 
La phrase qui suivit le fit sourire, bingo, il commençait à avoir des choses de lui, mais il allait devoir continuer, plutôt coriace le bougre. Quand il le regarda dans les yeux, il avait vu toute la fatigue du blondinet.

« Au plaisir, mais tu sais au moins où tu vas ? Si tu veux pas faire un bain de foule, je ne te conseil pas de passé par là.»

Le brun le regarda amuser puis il sortit de sa poche un objet en souriant. Il joua avec un moment, regardant toujours amuser Aedan qui ne semblait ne pas c’être rendu compte des doigts agiles du brun qui venait de faire un subtil échange.

Pour le moment il restait sur place, juste histoire de voir s’il allait s’en rendre compte maintenant. Si ce n’était pas le cas eh bien tant pis pour lui. Puis haussant les épaules il fit volte face pour reprendre ça marche à l’opposé du blond, rangeant par la même occasion le téléphone dans sa poche.


Au moins moins il allait pouvoir utilisé cela pour avoir les informations qu'il avait besoin d'avoir et une fois cela fais il reviendrait dans se bar miteux pour le déposé, en espèrent que le blond aille l'intelligence de venir ici le chercher.
 
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Ven 2 Nov - 21:17

Aedan haussa les épaules,  lançant un demi-regard par-dessus son épaule. Inutile de dire que la phrase du journaliste lui avait laissé comme un froid. La foule, il avait envie de la voir comme de se pendre, ou de passer encore une seconde avec son interlocuteur actuel. Mais il en était à un point où il pouvait faire n’importe quoi si à la fin on lui promettait la paix.
Et le feu.

« -Le plongeon dans la foule aussi c’est fait.  Freddy Mercury était plus doué que moi en la matière. »

Lâcha le Hunter dans un souffle. Triste ? Non, il ne l’était pas, pas du tout. Et affligé ? Non plus…
Simplement profondément dégoûté de savoir qu’il risquait sa vie pour des gens de l’acabit de Lewis. Une petite voix lui soufflait que le journaliste avait plus de chance d’être celui qui poserait la bombe que celui qui la subirait. Mais Aedan n’en restait pas moins déprimé. De savoir que malgré l’épisode d’aujourd’hui, il retournerait au siège de Central Secutrity dans deux jours, prêt à reprendre le boulot. Il n’avait pas le choix, il n’était pas maître de sa vie. C’était une réalité qui lui avait sauté au visage il y avait longtemps. Non pas parce qu’il avait compris qu’une certaine forme de monarchie était toujours en place chez les élites, le confinent à jamais dans un certain cercle sociale. Pas parce qu’il était dans une société où tout n’était que manipulations, carcans et illusions. Mais parce qu’il avait compris que dès l’enfance on lui avait mis des chaînes. Il devait faire son job, tout comme il aurait du veiller sur Ruth si elle n’avait pas disparus. Et encore une centaines d’autres choses et complexes s’ajoutaient à cette liste d’obligations et interdits. Des liens qui l’attachaient contre son gré à des gens, des idées, des devoirs.
Et les enlever lui demanderait l’équivalent intellectuel d’une amputation.
Douleur comprise.

« -Et pour ce qui est du plaisir, on en reparlera. »

Sa voix c’était finalement brisée à la fin de cette phrase pleine d’amertume, comme un si mot de plus l’aurait fait saigner. Il se détourna du journaliste, fronçant les sourcils en continuant de fouiller dans les poches de sa veste militaire. Pas de téléphone. Aedan sentit un froid s’abattre sur lui. En plus de toutes ses conversations avec les membres de son équipe sur l’attentat d’aujourd’hui, il y avait aussi tous ses marchandages pour pouvoir questionner d’anciens terroristes, maintenant reconvertis en tôlards. Et les centaines de messages qu’il envoyait à sa sœur depuis trois ans. Il avait peut-être trois mots de passe pour protéger ses donnés, il faisait confiance à Lewis pour avoir dans son entourage au moins un hacker capable de déverrouiller son téléphone. Aedan passa frénétiquement une main dans la poche arrière de son treillis. Ne trouvant rien si ce n’est la forme anguleuse de sa propre fesse. Le Hunter se retourna, s’entendant rugir avant d’en avoir conscience.

« -LEWIS FREEMAN ! »

Il  courut vers l’homme, refermant sa main sur son épaule dans un froissement d’étoffes pour le faire pivoter face à lui. Abatant son bras contre son torse, il le poussait contre le mur le plus proche et l’y plaquait définitivement. Aedan  avait presque l’impression d’entendre un grondement à la place du bourdonnement de sa respiration d’un coup erratique. A elle seule, elle aurait du lui mettre la puce à l’oreille. Mais à cet instant il était concentré sur autre chose : tout son environnement, qu’il percevait plus clairement que jamais. Il entendait le moindre bruit autour de lui. Du sifflement d’un conduit d’aération à la houle de la respiration du journaliste. Les cernes de l’homme qu’il tenait face à lui, lui sautaient aux yeux en énorme contrastes avec son regard bleu couvert de quelques mèches qu’il s’était fait un plaisir de désorganiser.

« -Mon téléphone, Lewis. De suite. »

La proximité ? Plus rien à foutre. Aedan se considérait comme attaqué. Il répondait en conséquence. Et qu’on vienne lui faire la guerre avec un char d’assaut ou quelques mots perfides et bien sentis, il réagissait de la même manière. C’était peut-être le signe d’une inadaptation ou celui d’une peur profonde et viscérale.

La  tête lui tourna. D’un coup il se sentit perdre pied et chuter en avant. Son nen s’était rétracté d’un coup. Le froid l’avait pris en entier. Et son cœur, ralenti, avait peu à peu été dépassé par sa tâche. Aedan, qui un instant plutôt plaquait le journaliste contre le mur,  en était maintenant à se rattraper à ce même homme, paniqué et gelé. Sa main se retenait à la chemise de Lewis, tout son corps penchait contre le mur où il avait repoussé le journaliste, son front y avait même trouvé la fidélité de la solidité de trente centimètres de bétons.

« -… Mec… Mon téléphone… Je dois appeler quelqu’un…En urgence. Grouille… »

Articula douloureusement le Hunter, d’une voix éteinte en enraillée. Son cerveau n’arrivait plus à tenir une réflexion cohérente. Le fil de sa pensée s’égrenait et s’abîmait. Et la seule idée subsistant était qu’il devait se mettre à l’abri, qu’il était à l’instant terriblement vulnérable. Qu’il ne pouvait absolument pas logiquement faire confiance à cette enflure de Lewis.

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Lewis Freeman
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Sam 3 Nov - 21:09
 
A la guerre comme à la mer

Le brun était plutôt fier de lui, le blond parlait, plus qu’il ne devrait et peut être qu’il ne le voulait. Avec un peu de chance il allait tout lui raconté gentiment. Avec le téléphone en main, il aurait pu se contenter de cela et partir tranquillement, il soupira c’était presque trop facile. Ce qui n’était pas forcement prévue par Lewis c’était la sombre colère D’Aedan qui risquait de s’abattre sur lui. Regardant le téléphone ce n’est que le lorsqu'il entendit son prénom et son nom qu’il redressa la tête. En une fraction de second il se dit qu’il serait bon de se barrer en courant.


Visiblement le corps du blond bougeait bien plus vite que celui du journaliste. Le choc contre le mur fu comme amortit, mais pour Lewis il s’agissait juste du blond qui avait surement du limité la casse. Cependant le bras contre se torse, il le sentait bien. Le brun le regarda dans les yeux, lui jetant un de ses regard glacer.  Un sourire naquit du coin de ses lèvres.

« Tu as oublié les mots magiques. »

Il savait bien que ses mots risquaient de lui coûter cher, mais le blond était déjà en mauvaise posture si en plus il malmenait une personne cela ne serait pas bon pour lui. Il était confiant, enfin il savait que sa risquait de faire mal, mais il avait déjà prévu cela psychologiquement.  Lewis ne perçu pas tout de suite le changement qui se profilait chez le hunter. Se n’est que lorsque la tête chuta vers l’avant que le brun fronça les sourcils, cherchant à comprendre se qui se passait. La pression même changea, le blond n’était plus en position de force et quand il le sentit s’accrocher à lui comme pour ne pas tomber, Lewis perdit totalement la compréhension de se qui se passait. Il se foutait de lui ?  Si quelqu’un passait par là, il ne pouvait pas se douter qu’Aedan cherchait à intimider le journaliste il y a à peine cinq minutes. La voix du hunter était devenue difficile et les mots prononcer arracha un sourire malsain à Lewis.

« Tsss… ne t’inquiète pas minet, je vais m’occuper de ça. »


Le hunter était devenu bien plus froid d’un coup et ça Lewis l’avait bien senti. Il glissa le téléphone du blond dans sa poche arrière et passa ses bras sous les aisselles du hunter, près à le retenir quand celui-ci allait défaillir. Une idée avait germé dans sa tête et il n’était pas près de la lâcher tout de suite.

 (J’ai l’accord pour le faire tomber dans les vapes ^^)
 
Quand il sentit qu’Aedan commençait à quitter la réalité, Lewis le repoussa un peu pour passé son bras autour de son cou pour le faire avancer. Le brun prit difficilement son téléphone pour appeler un taxi lui demandant de les prendre non loin d’une ruelle peu fréquentée. Il attendit un petit moment avant que la voiture jaune arrive. Il glissa Aedan dedans avant de rentrer lui-même.
Le journaliste sortit des billets qu’il tendit au chauffeur.

« Suivez mes indications, n’aller pas sur les grandes avenues et non vous inquiétez pas, si mon ami vomi dans votre engin je payerais pour que vous alliez faire laver ça. »

Il coupa par la suite toute communication, le visage fermer il donna quelques indications quand cela était utile. Une fois arriver il sortit le blond avant de le faire entrer dans un bâtiment puis un ascenseur qui les monta aux 4 ème étages. Là il fit entrer le hunter dans un appartement et le jeta sans ménagement sur le lit.

« Bordel tu pèses ton poids. »

Il fit craquer son dos avant de se poser sur le lit pour retirer toutes les affaires mouiller du blond, enfin pratiquement toute. Il le glissa sous plusieurs couvertures pour qu’il n’aille pas plus froid. Il lui aurait bien mit des vêtements mais rien de se qu’il avait aurait été au hunter.

Il prépara de l’eau chaude pour un thé, alors que l’eau prenait la chaleur, Lewis enfila son casque sur ses oreilles pour écouter de la musique. Il s’affaira sur quelque truc avant de se servir de l’eau dans une tasse de thé près à être infuser.  Pendant ce temps il alla se changer à devoir porter le blond, il était lui aussi mouiller. Il retira sa veste et sa chemise qu’il posa négligemment sur une chaise de la chambre pour enfiler un haut blanc. Il termina sa course devant sa table ou trônait son fidèle ordinateur.

L’écran était noir, mais cela n’empêcha pas d’attirer l’attention du journaliste qui resta un moment devant comme sans vie. Il prit une gorger de thé qui le réchauffa un peu, avant de renverser sa tête en arrière. Les yeux clos, il écoute sa musique le temps que le Blondinet se réveille. Il tapotait de son doigt la table en rythme. 
 
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Dim 18 Nov - 11:59

C'était étrange de se réveillé en fin d'après-midi, avec la sensation que la journée n'avait pas encore commencé, et que tout resté à faire. En plus du corps étrangement fatigué et faible, l'esprit du Hunter c'était mit à lentement dévier d'une pensée rationnelle et logique, forgée par son métier. Peut-être que le froid avec une part de responsabilité dans ses hallucinations presque fantasque. Peut-être aussi que les souvenirs avaient déjà eu le temps de s'ancrer dans sa mémoire et de la vicier.

Aedan enfonça sa tête dans l'oreiller avec un grognement, retenant le frisson de fièvre qui arpentait ses épaules et se diffusait à son dos. Son corps avait tenté de gérer seul la crise, faisant grimper sa température en flèche.Laissant la moiteur de la sueur prendre ses cheveux pour les plaquer à sa nuque.  Il passa une main dans ses mèches tordus, légèrement ondulés par l'humidité.

Un bruit, régulier, rythmique,  taper contre ce que ses réflexes lui firent vite analyser comme le plateau d'un meuble. Le Hunter se laissa basculer sans force sur le dos, frissonnant quand dans son geste il éloigna la couverture. Ses yeux n'eurent même pas à faire le tour de la pièce pour tomber sur lui. Aedan se sentit froncer les sourcils. Il n'était pas encore assez lucide pour relier tous les éléments autour de lui et en faire une suite logique  amenant à la situation actuelle : lui  dans un lit, à moitié nu, il ne savait où, avec un type dont il n'arrivait pas à se rappeler.
Bizarrement, présenté ainsi, la situation lui semblait étrangement familière.


Il se redressa lentement sur ses coudes, sentant déjà un mal de crâne tambouriner contre ses tempes. Son regard tomba au sol : pas de vêtements. Dans un coin de  sa tête, la théorie de la perte occasionnée par un peu trop de proximité charnelle s'égrenait. Le Hunter lança un nouveau regard à l'homme, toujours sourd et aveugle à son environnement.  Lewis. Il s'appelait Lewis. Avec ce nom revinrent tous les autres souvenirs ; le bar, l'altercation, le téléphone, sa perte de conscience.
Et l'idée qu'il avait un ennemi plus qu'autre chose dans la piéce.

Aedan finit de se lever, soupirant en voyant qu'on lui avait au moins laissé le strique minimum de textile. A contre cœur, et mis mal à l'aise pas son corps un peu trop exposé, il se leva, venant doucement poser une main sur l'épaule du journaliste.
Quoiqu'il n'aurait pas était contre de le voir crever d'une crise cardiaque.

« - Salut. »

Lâcha le Hunter, se concentrant sur les yeux de Lewis pour oublier cette scène complètement incongrue. Il poussa un soupire contrarié, pinçant les lèvres.

« -Je suis là depuis combien de temps ? »

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Lewis Freeman
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Dim 18 Nov - 13:11
 
A la guerre comme à la mer

Les musiques défilaient tout comme ses pensés qui parcourait son esprit. Ce petit moment de repos sans sommeille lui faisait du bien. De temps en temps, il regardait si le blondinet se réveillait, mais rien. Il termina son thé puis travailla un peu sur son ordinateur, pas grand-chose juste quelques recherches de travail ou les dernières informations. Après un moment il arrêta la machine pour fermer les yeux. Visiblement le dormeur devait être très fatiguer, il avait à peine bougé, une véritable souche. Un sourit naquit sur les lèvres de l’ancien journaliste puis il ferma les yeux dos à la créature dans son lit, battent toujours la mesure de ses doigts.


Avec la musique en continue dans son casque le brun, n’entendit même pas que le hunter se réveillait et encore moins que celui-ci s’approchait de lui. Il aurait très bien pu le tuer qu’il n’aurait même pas le temps de réagir. La main qui se posa sur son épaule lui arracha un léger sursaut, presque par automatisme, il posa doucement sa main sur celle qui était sur son épaule. Tournant son visage vers le hunter, il retira son casque.

« Mhhh...Salut, - Il regarda rapidement le portable à côté de lui pour voir l’heure – Mhhhh je dirais que tu dors depuis 3 heures 36 minutes et très certainement 22 secondes. »
 
Lewis se leva, laissant sa main glisser sur celle d’Aedan et s’éloigna en direction de la cuisine.

« Tu es plutôt thé, café, chocolat ? A moins que tu préférer du froid. »

Il revient avec un verre d’eau qu’il déposa sur le bureau avant de repartir pour regarder, si les vêtements avaient assez séché ou non.

« Avec de la fièvre il faut s’hydraté et tu devrais économiser tes forces. – il revient avec le haut et le pantalon du hunter, qu’il jeta sur le lit. – Non personne ne ta vue partir en voiture avec moi, nous avons évité les journalistes et les voisins… par contre tu étais très chaud. »

Il s’assit sur le bord du bureau attendant qu’il réponde à se première questions, il prit entre ses mains son téléphone pour stopper la musique qui avait continuer à déverser ses mélodies de  électro swing. Posant finalement son regard dans celui de l'homme en face de lui. 

"Oh tu as eu un message aussi - il fit un signe de tête en direction de la cuisine ou le téléphone était en pleine charge. - J'ai voulu répondre au inquiétude d'une personne, mais je n'ai pas voulu jouer avec tout tes codes secrets. - Il tordit un peu son cou qui craqua sous les étirements - Donc je pense que la personne et morte d'inquiétude."
 
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Ven 30 Nov - 23:07


Aedan braqua son regard sur la main s’approchant de la sienne, serrant les dents en réfrénant l’envie de se dérober. Les doigts du journaliste se posèrent d’abord sur le renflement de ses os métacarpiens, marbrés de cicatrices blanches. Autant les marques de son métier que des bagarres de Ruth, auxquelles il s’était trop souvent retrouvé mêlé à contre cœur. Puis sa paume recouvrit le dos de sa main, propageant du même coup une tension dans son bras. Le Hunter sentit une démangeaison venir mordiller sa nuque, l’obligeant à y ramener en panique sa main libre. Il enfouit ses doigts meurtries et bourrus  dans ses mèches, venant agresser sa peau de ses ongles tranchés hasardeusement. Ses yeux dévièrent de ceux du journaliste, se figeant sur un cadre moche du mur. Des galets empilés. Un tableau à lui faire pêter une durite par son manque de symétrie.

« - 3 heures…. Putain, j’vais me faire tuer… »

Souffla Aedan en prenant peu à peu conscience de la situation, en même temps qu’il sortait de sa torpeur. Il n’avait pas donné signe de vie depuis plus de trois heures. Et son cerveau bataillait pour identifier la pire menace : Inna ou Nelly ?
L’infime frottement de leur peau quand Lewis se leva fut de trop pour lui ; il ramena sa main contre le bas de son dos, poing fermé, contractant lentement ses doigts. Comme pour reprendre le control de sa main, arraché par le journaliste en même temps que quelques fibres de peau mortes.
Dès l’homme retourné, il laissa sa tête basculer en arrière, yeux fermés, soupirant à voix basse un juron entre ses dents serrées.

« -Vu mon état, j’vais opter pour du chaud… »

Lâcha-t-il d’une voix lasse, se redressant en voyant revenir le journaliste, ses vêtements sur le bras. Son treillis eu à peine le temps d’effleurer la couverture, rattrapé au vol par un Hunter qui avait décidé d’arrêter là sa carrière passagère de streap-teaseur.
Aedan se stoppa net en pleine habillage. En équilibre sur un pied, treillis remonté à mi-cuisse, il releva la tête vers le journaliste, des mèches tombant indolemment devant ses yeux écarquillés. La question fusa sans qu’il n’y réfléchisse, demandé d’une voix blanche.

«- J’étais très chaud…. C'est-à-dire ? »

Il n’était d’un coup plus sûr de son comportement. Lewis l’avait peut-être recalé avant qu’il ne fasse réellement déraper les choses…
Le Hunter finit de s’habiller en gestes mécaniques, son esprit trop accaparé par ses propres questions pour remarquer le journaliste. Seul le mot « codes » le fit réagir. Un « merde » énervé lui échappa alors qu’il se dirigeait rageusement vers le téléphone, répondant enfin au journaliste en quittant le salon.

« -Café s’il te plaît… »

Il attrapa son téléphone, passant rapidement chaque code. Code à chiffre classique, reconnaissance vocal, et le dernière qu’il avait demandé à une vielle –et douloureuse- connaissance de lui programmer : code basé sur le temps (Taper 1 fois, attendre 5 secondes, taper 2 fois à 1 seconde d’intervalle, attendre 8 secondes, et retaper une dernier fois). Les notifications envahirent l’écran, lui faisant froncer les sourcils. Il appela Nelly, attendant à peine une sonnerie avant d’entendre la voix de sa coéquipière, grimpé d’une octave par l’adrénaline.

«  Mais c’est pas possible mec ! Tu te fous de notre gueule, c’est pas possible !! »

Aedan fit signe à Lewis, désignant le téléphone avec une grimace avant de s’éloigner. Il s’appuya près d’une fenêtre, regardant à travers la vitre la rue en contre bas.

« - Nelly, s’il te plaît baissa d’un ton, je suis pas seul…
-Ha ! Intéressant !  Donc pendant que nous on gère la crise, monsieur part …
-Laisse tomber. Qu’est ce que j’ai loupé ?
-Tu m’as pris pour un début d’épisode de Fairy Tail ? Inna est en train de répondre aux questions des journalistes, les standardistes de l’agence vont s’ouvrir les veines vu le nombre de coups de fils qu’ils reçoivent, la fille Smith et son secrétaire général sont en train de monter un dossier pour porter plainte, et ils ont toutes les raisons de gagner, et Hans est à côté de moi avec un joli slip pour toi connard ! Et toi ? »


Le Hunter poussa un soupire en venant appuyer son font contre la vitre. Il ferma les yeux, essayant de se créer un plan claire des jours à venir.

«  J’me suis évanoui.
-Super ! Et t’es pas comme un rat crevé dans le caniveau ?
-Non je… Bref, tu peux venir me chercher ? Je t’envois l’adresse après.
-Ok. Et heu…. T’es toujours en contact avec ton ex ? »  

Un courant glacé traversa ses épaules.

« … Non pourquoi ?
- Elle aurait pu nous servir d’indique, ne serait-ce que pour savoir ce qui ce dit dans la pègre… Et accessoirement nous fournir en emphet’ parce qu’on va pas toucher terre pendant au moins une semaine ! Enfin bon… Dit, elle puis ta p’tite sœur… Toi et la gente féminin, ça colle pas ou quoi ?
- C’est exactement pour ça que je suis allé tenter ma chance de l’autre coté, très chère.
-Très drôle. Bon aller. Finis l’humour, bye blondasse ! »

Nelly raccrocha aussitôt, laissant Aedan en tête-à-tête avec le « bip » triste du téléphone. Il soupira et revient vers Lewis, repoussant d’une main les mèches tombant sur son front. Ses yeux remontèrent vers le journaliste, lui lançant par réflexe un regard de rocaille et suspicion. La conversation avec Nelly repassa dans sa tête. Et il retient une énième fois une injure à la terre entière. La plainte de  la fille Smith. Le Hunter tenta de se rassurer : Lewis ne faisait plus partit d’aucun journal, et l’information avait de grande chance de filtrer avant qu’il ne retrouve une place quelque part…
Un soupire amusé et acerbe lui échappa. Sa priorité avait pendant un instant plus était la possibilité de mettre des battons aux roues du journaliste que les besoins de l’affaire. Tout le monde saurait que Central Security était dans la merde, que ce soit aujourd’hui, dans un mois, dans un an. La date n’avait pas tant d’importance. Alors pourquoi aller se pourrir le cerveau, l’accaparé à un travail inutile de nuisance à quelqu’un de tout aussi inutile et fugace dans sa vie ?
Aedan s’adossa au chambranle, passant rapidement une main sur son visage.

«  Une collègue devrait venir me chercher, tu peux me… »

Il engloba la pièce d’un sec mouvement de bras.

« … Donner l’adresse ? A moins que je ne sois ton otage ? »

Ironisa le Hunter en haussant un sourcil, adressant à Lewis un sourire entre l’amusement et la provocation pure. Il laissa passer quelques secondes d’un silence tendu, des mots au bout de ses lèvres desséchées, tapissant sons palais et engourdissant sa langue. Aedan détourna un instant les yeux dans un geste de désarroi et craqua, lâchant d’un ton presque hargneux :

« Sérieusement Lewis, qu’est ce que je fous là ? Pourquoi tu m’as pas laissé sur place ? Donne-moi une seule putain de bonne raison ? J’t’ai sauté dessus, franchement tu risquais pas une plainte pour non-assistance à personne en danger. »

Il n’était pas habitué à se qu’on l’aide. Plus à reste sur le parquet et se traîner seul jusqu’à la salle de bain pour réparer les dégâts : coquard, lèvre ouverte, bleu… Fracture les plus mauvais jours. Et les insultes, qui ne partiraient pas, jamais, puisqu’il était homme, puisqu’il était fort et qu’on insultait les filles incapables de se défendre. Pas les garçons qui eu pouvaient, devaient se protéger et laver un honneur sur lequel on assénait parfois quelques vérités mal senties.
Aedan était fatalement plus coutumier à mordre la poussière. Sa logorrhée l’avait étrangement essoufflé et troublé. C’était un peu comme toutes ses fois où il avait commencé à parler.  Il cherchait à se raccroché à n’importe quoi, ses yeux courant dans toutes la pièce pour trouver un endroit où s’encrer, n’importe quoi sauf Lewis dont les actes le désarçonnaient.

« Je n’suis pas le genre à m’extasier quand je dois une dette à quelqu’un, surtout quand je n’ai rien demandé. »

Rajouta le Hunter.

« -J’aurais survécu si tu m’avais laissé. »

Rien n’était moins sûr.
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Lewis Freeman
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Sam 1 Déc - 0:30
 
A la guerre comme à la mer

 Le brun resta assis sur son bureau regardant le hunter, ne parlant pas tout de suite, il écoutait principalement. Quand il lui posa la question sur ce que signifiait sa phrase sur la chaleur, Lewis ne lui répondit que par un sourire amuser.  Quand enfin il lui donna la réponse sur la boisson, il se leva d’un bond du bureau pour se diriger vers le côté cuisine.

Gardant un œil sur le blond il laissa le café se faire tranquillement repartant vaguer à ses occupations, du moins jusqu’à entendre une voix qui semblait fort sympathique de l’autre côté du téléphone. Lewis arqua un sourcil quand Aedan lui montra le téléphone avec une grimace, cette réaction était étrange et il ne savait pas vraiment comment prendre cela. Il finit par aller verser le café dans une tasse et l’apporta au hunter.

« Tiens blondi »

Il eu un sourire mauvais en regardant le hunter, mais finalement ne lâcha pas la phrase qui lui brûlait les lèvres. Il se contenta de se pencher proche de l’homme au téléphone pour attraper son paquet de cigarette, profitant de la proximité pour entendre un peu de la conversation et faisant mine de galérer un peu à l’attraper pour avoir un maximum d’information. Une fois son paquet en main, il se posa sur le lit et alluma sa cigarette qu’il porta à sa bouche en regardant Aedan continuer de parler. Le brun c’était tout de même permit d’ajouté un « sur moi » quand le blond avait dit qu’il s’était évanoui. Un sourire en coin naquit sur ses lèvres alors que le hunter semblait désespérer.

Quand il lui annonça qu’une collègue allait venir Lewis recracha une fumer blanchâtre.

« Oh tu m’abandonne déjà, voila qui est triste… mais plutôt clicher non ? »

L’ancien journaliste laissa le silence envahir la pièce après ses mots, posant son regard sur le hunter. C’est d’ailleurs l’ours qui craqua face à la corneille, en détournant ses yeux et brisant le silence.
Le brun le laissa parler, vider totalement son sac, il le regardait juste. Une fois cela fait le fumeur se leva du lit en s’approchant lentement. Il coinsa sa cigarette entre ses lèvres, pour replacer correctement l’étiquette sortant du haut du blond. Il reprit sa clope entre ses doigts avant de parler.

« J’ai juste sauvé ton petit cul de hunter, mais je vois que la reconnaissance vous connaissez pas non plus, mais si tu veux je vais te dire pourquoi j’ai fais ça… Avec des mots simples cela devrait être mieux pour toi. »

Lewis reprit une bouffer avant de la relâcher et de reprendre.

« Tu aurais certainement été volé, peut être tabassé et buter, sachant qu’effectivement tu es rentré en contact avec moi, j’aurais été un coupable idéal, vu les casseroles que j’ai au cul… peut être bientôt effacer mais pas encore.  Ajoutons à cela que je suis pas un enculer au point de laisser une personne malade et sans conscience dans la rue et si je devais laisser crever tout ceux qui m’on sauté dessus y aurais plus de place dans les cimetières. -il regarda un court moment la fenêtre puis reporta son attention sur le hunter, comme-ci il avait pris soin de choisir ses mots, il ouvrit à peine la bouche. - et puis c’est pas parce que tu es hunter qu’on ne peut pas être blesser ou tuer par des gens qui le sont pas… »

Lui tournant le dos afin de s’assoir de nouveau sur le lit après avoir écrasé sa cigarette dans le cendrier déjà bien remplis.

« Même si je fais un travail qui demande d'être un connard, que je vis dans une ville peupler d’enfoirer. Je ne le suis pas au point de perdre mon humanité… - il mordit sa lèvre inférieure avant d’ajouté. -  tu m’en devrais plus d’une de dette pour se que j’ai fais pour toi, mais tu as l’air visiblement dans un puits sans fond, normale que tu ne veux pas penser à ça maintenant. Mais bon visiblement vous n’avez pas le bras si long que ça les hunter, ce qui est dommage en cas de pepin… enfin partiellement vu que vous avez une immunité. »
 
Lewis ne tenait pas en place plus de quelques secondes, le voila déjà debout pour se diriger vers la cuisine pour prendre aussi un café et de revenir en attrapant son portable, bidouillant dessus avant de boire une gorgé.

« Après si tu veux je te donne une autre version plus chimérique. Je suis un agent infiltré et je dois entré dans l’ordre des hunter, je décide donc de trouver une proie … plutôt simple de préférence, pour l’emmener dans un hôtel miteux afin de lui prendre empreinte digital, enregistrer de voix et de l’enfermer dedans le temps que je prennent son apparence afin de récupérer des données confidentiel sur les hunter et quand je reviendrais dans la chambre, le hunter aura le syndrome de stockholm, on va s’amuser, mais je devrais le tuer pour ne pas qu’il y aille de témoin et je le découperais avec une lime à oncle avant de jeter les morceaux un par un dans les différentes villes ou j’irais avant de rentrer chez moi, pour nourrir mon chat avec les yeux de ma victime. »

Il avait lancer cela avec aplomb et assurance, l'habitude surement ou le retour fracassant des cours qu'il avait eu de manipulation des foules, comme il aimait appeler cela.   
 
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Sam 15 Déc - 0:04

Aedan se tendit dès que le journaliste commença son monologue.
La reconnaissance. Il détestait ce mot. Cette notion avait été bannie de sa vie dès qu’il avait pu  penser par lui-même. Ca me fait chier d’avoir une dette envers toi, Lewis. Profondément chier. Mais ces saloperies commencent par un service, et finissent en cannibalisme. S’il devait être reconnaissant envers Lewis de lui avoir sauvé la mise,  alors il devait plus encore à sa mère. Et c’était hors de question, impensable après ce qui c’était dit et fait. 
Il regrettait de l’avoir ouverte, méprisant ce sale petit côté émotif –et faible- qui bouillonnait toujours en lui, prêt à déborder et échapper de  sa bouche. Et son penchant à l’emportement.

Il détourna rapidement le regard de Lewis, se raccrochant au tableau toujours aussi moche de galets asymétriques derrière le journaliste, à gauche. Un peu de sa fierté lui siffla qu’il avait bouffé les plans d’organisation d’Inna et leurs vocabulaire inaccessibles au commun des mortel en une nuit seulement, alors si Lewis voulait user du dictionnaire des mots inutilisés, il pouvait y aller à loisir. Et un peu de sa conscience lui intima de la boucler, et de tendre l’oreille, ne serait-ce que pour mieux connaître son ennemi.  

Et les austérités commencèrent très mal.

‘Le Hunter ne frémit pas au discourt du journaliste. Il avait depuis longtemps appris que l’imagination serrait toujours en-dessous de la réalité, et n’avait même pas tenté de visualiser le chat potentiellement crevé de Lewis, aux vues de son métier. Paix à la petite bête qui ne goûterait jamais ses globes oculaires. Et toutes les litanies n’avaient pas les mêmes conséquences. De la logorrhée d’excuses et de promesses de Carmen pour qu’il reste avec elle, au gras « j’vais t’enculer » qu’il avait senti soufflé sur sa nuque à l’époque où il avait la mauvaise idées de traîner dans les boîte gay, il savait où ranger les paroles de Lewis. Et pourtant…

Aedan pensa un instant à l’étrangler. Avec le câble de recharge du téléphone encore sur la table. C’était possible, il avait déjà essayé : il fallait juste une bonne prise sur le plastique, et surtout pas de mains moites. Ensuite il pouvait planquer le corps. Recroquevillait dans un placard ou sur un meuble haut. Les gens ne levaient jamais les yeux pour trouver un cadavre. Brûler son visage  et ses empreintes digitales au briquet où aux produits ménagés s’il en trouvait. Les gens oubliés aussi qu’ils avaient chez eux de quoi se rendre anonyme. Détruire ses papiers et tous signes distinctifs. Revenir nettoyer ici, noyer  la lingerie dans la baignoire pour effacer le maximum de ses propres traces ADN,  verrouiller la porte de cette chambre. Et descendre attendre Nelly en saluant une dernière fois un vivant fictif dans la chambre. La femme de ménage viendrait le lendemain matin, croirait que Lewis dormait toujours et repasserait plus tard. Et lui serrait déjà loin.
C’était faisable. Un boulot d’amateur, mais tenter d’obtenir le résultat le plus propre pouvait être amusant.

Le Hunter sentit un frisson sur sa nuque. Non. Chasser toutes ces idées de son esprit.  Il passa une main sur son visage redevenu fiévreux, enserrant un instant sa mâchoire entre ses propres doigts avant de remonter un regard glacial sur l’homme.

« Sauf le bon sens, je vois pas ce qui me retient de te casser la gueule. »

Il ferma les yeux, prenant une inspiration. Le journaliste ne pouvait pas le retenir ici. A moins de l’avoir empoisonné. Aedan lança un regard noir à son café, le posant immédiatement sur le premier meuble venu. Il sentait sa confiance en ses capacités s’égrener. Affronter une vipère n’était pas ce à quoi il était habitué. Et il s’en mordait franchement les doigts.  Lewis était le genre de personne dangereuse pour lui. Le genre de personne pouvant le faire sombrer rien qu’avec des mots.

Aedan s’éloigna avec un sifflement entre ses dents, tapotant un message à Nelly lui disant de localiser son portable. Il n'avait plus la moindre fibre de confiance envers le journaliste, et ses regards en biais n'arrêtaient pas. Lentement, il commença à créer un chemin répétitif dans la cuisine, le poing serrait autour de son téléphone, les muscles de ses épaules crispés à l'en blesser. Il avait l'impression d'entendre bourdonner dans sa tête, et instinctivement, son nen de déploya pour former une légère aura autour de son corps. Un réflexe naturel de protection contre une attaque qui n'avait hélas rien de physique.

Quand un acouphène commença à lui déchirer le crâne, il s'arrêta net, faisant volte-face vers Lewis. Son regard d'orage se planta dans ses yeux bleu, emplis de colère, incompréhension et peur mélangés, une solution en fusion qu'il aurait voulu corrosive pour le journaliste. Il n'y avait plus rien à se dire, et Aedan ne voulait qu'une chose : arrêter d’exister pour les dix prochaines minutes.

« Je crois qu'il serait meilleur pour tout le monde que j'aille attendre en bas. »

Feula-t-il, frôlant Lewis pour prendre son blouson sur le lit. Sa main vint recouvrir son visage, s'attardant ses yeux fermés et creuser de cernes assez épaisses pour être le sujet d'un magazine people. Un tremblement incontrôlé courra sur son bras, le faisant un instant vaciller avant qu'il ne se reprenne. Il ne pouvait pas craquer tant qu'il ne serait pas seul.


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Lewis Freeman
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Sam 15 Déc - 1:08
 
A la guerre comme à la mer

 Le hunter paraissait perturbé et cela sauta aux yeux de l’ancien journaliste. Le regard du blond aussi froid soit-il, ne fit rien au journaliste qui planta le sien dedans. Le phrase fit sourire le journaliste, lorsque le hunter posa la tasse de côté, Lewis arqua un sourcil puis soupira avant de lâcher.


« Bien sur gâche le c’est pas comme-ci que des enfants était mort pour le récolté. »

Le brun s’éloigna afin de ramasser certaine chose qui traînait sur le sol, parlant distinctement, sachant pertinemment que le hunter jouait un lion en cage.

« Ton bon sens, laisse-moi rire, c’est surtout que tu veux pas faire la une et avoir une autre casserole au cul. »

Une partit de se qu’il avait ramasser sur le sol termina sur le bureau. Son cerveau tournait à grande vitesse, il n’obtenait pas se qu’il voulait et le blondinet avait trop de chance de sens tirer sans rien. Il se posa contre le mur et quand le hunter se tourna brutalement vers lui, le brun le regarda et ouvrit légèrement la bouche, mais la referma rapidement en un sourire amer. Un instant il avait revu la boule de nerfs arriver comme une balle sur lui dans la ruelle et il avait l’impression qu’il allait recommencer. C’est là que son esprit avait récupérer de nouvelle carte et maintenant il devait vérifier si son jeu était gagnant ou s’il allait devoir retenter sa chance plus tard.

« Peut être mieux pour toi, aurais-tu peur de fauté à nouveau. »

L’effleurement entre les deux donna comme un top départ pour un nouvel affrontement. Il se planta dans le dos du hunter.

« Tu ferais mieux de te poser et de ne pas sortir dehors avant que ton taxi soit là. »

L’ancien journaliste se frotta un peu le bras regardant ailleurs un instant.

« C'est amusant de voir comment les gens agissent quand il apprennent le métier de l'autres, pour certains ils sont émerveiller, tendit que pour les autres on leurs crache à la gueule. Enfin j'aurais au moins chercher l’exception à la règle. Mais bon après tout c’est dans l’air du temps de partir après avoir eu se qu’on voulait des autres. »

Après ses quelques mots, il s’éloigna pas sans toucher du bout des doigts le postérieur du hunter dans un geste proche de l’accident, mais qui était parfaitement contrôler par le brun.

Dos à la personne dans cet appartement, il avait posé ses deux mains contre un plan de travail la tête légèrement pencher, lâchant un soupire. Il semblait parfaitement las de tout ceci, peut être un poil chagriné et était près à réagir à l'approche du hunter. Après un moment il finit par lâcher l'adresse ou il se situait. Se redressant pour prendre un peu plus de contenance, il inspira puis expira avant de faire volte face, cette fois il ne posa pas son regard sur le blond marchant droit devant en direction de la salle d'eau. Il avait besoin de se passé de l'eau sur le visage, puis il tira ses cheveux en arrière et se regarda dans le miroir, réfléchissant s'il préférait voir le reflet du hunter ou entendre la porte grincé.
 
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Sam 15 Déc - 19:50

Il  sentit Lewis bouger dans son dos, et tout son corps se crispa par automatisme. En quelque heures il avait appris à craindre un parfaite inconnu,  redouter quand il reprenait son souffle, anticiper la litanie à venir. Aedan avait peur de la douleur depuis qu'il avait compris qu'elle pouvait détruire, et qu'elle se cachait dans une parole ou un geste anodin. Et les mots du journaliste faisaient mal.

Ses lèvres se crispèrent sur une réponse qu'il refusait de donner, préférant faire la gargouille, le seul moyen pour obtenir un peu de silence. Fauter, oui, et rattraper ses fautes, c'était sûrement ce qui l’obsédait le plus. Et cette sentence pouvant s'appliquer à n'importe quelle facette de sa vie en prenait presque des airs bibliques. Aedan avait merdé dans beaucoup de domaine de son existence, arrivant au point de non-retour, ce moment où on ne pouvait plus espérer remettre les conteurs à zéro. A défaut d'un privé lamentable, il était toujours restait irréprochable dans son travail. Jusqu'à il y a quatre heures.

Ses doigts furent pris d'un tremblement, il les serra en point qui finir dans les poches de son blouson, crispés.

Aedan commença un mouvement de pivot en entendant le journaliste reprendre, et s'arrêta, la tête seulement tourner pour entrapercevoir le journaliste par dessus son épaule. Ses lèvres s'entrouvrirent sur une réponse un instant silencieuse. S'il parlait, la machine infernal qu'était le journaliste se remettrait en marche. Et pourtant il avait ce besoin assez étrange d'aller au devant des ennuies, de ces ennuies là particulièrement.


D'une certaine manière, aussi tête de mule soit Lewis, il intéressait Aedan. Pas parce qu'il était bien foutu, ou parce que certaines choses laissaient soupçonner au Hunter que le journaliste n'était pas désintéressé de la gente masculin. Mais parce qu'ils étaient des opposés entiers et parfaits, pourtant prit à l'instant de la même faiblesse et tristesse. Comme un souffle, les mots se glissèrent entre ses lèvres sèches, rocailleux et épuisés, des ultra-basses graves résonnant dans sa gorge et sortant comme le grondement d'un gros fauve harassé.

« Alors je crois que la faute est partagé. »

L'animosité avec de suite était dans les deux camps, et même si un journaliste et un Hunter n'avaient en général rien à se dire, ils s'étaient tous deux éreintés pour... Rien. Aedan avait sur les épaules le poids de son échec, et Lewis celui de son renvoie.

Il sursauta en sentant les doigts de l'autre homme effleurer ses fesses, lançant un regard écarquiller à la silhouette maigre aux épaules voûtées du journaliste,  l'observant s'engouffrer dans la salle de bain. Dans les poches de son blouson, ses poings se contractèrent et décontractèrent alors que les deux seuls solutions qu'il lui restait tournait en boucle dans sa tête. Partir en claquant la porte, ou adresser encore une fois la parole au journaliste, et risquer de plonger dans une énième joute verbale. Il soupira, tirant une main de sa poche pour la passer sur son visage. Du calme, juste un peu de calme. Les affaires de Central Security n'étaient pas régler, et s'il s'était éloigné du site, c'était bien pour qu'on le laissait se reprendre. Mais il ressortait de tout cela plus fatigué encore, un goût amer de déception humaine sur la langue.

Aedan se retourna lentement, son grand corps redevenant d'un goût cette machinerie organique qu'il ne savait plus trop manier malgré les heures d'entraînement militaire. Il s'avança lentement -presque à reculons- vers la salle de bain, restant un moment immobile dans l'encadrement de la porte en évitant de poser son regard près du miroir. Après une inspiration lente et faussement contrôlée, il leva les yeux, regard Lewis à travers le miroir. L'éclairage creusait leurs cernes respectives, leur donnant des airs de survivants de l'apocalypse. Mais eux deux enfermer dans une chambre d'hôtel pour vingt-quatre heure, ce devait être proche de la fin du monde.
Le Hunter déglutie lentement, n'essayant même pas d’esquisser un sourire.

« Merci.... Pour tout. »

Lâcha-t-il, sa voix sonnant comme cassée, étouffée et retenue

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Lewis Freeman
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Sam 15 Déc - 23:51
 
A la guerre comme à la mer

 Finalement le brun aurait préféré entendre le bruit de grincement et celui d’une porte qui claque que de voir cette ombre massive se posé dans l’encadrement. Cette voix encore, mais les paroles était plus douce… Le regard du journaliste se posèrent dans celui du hunter par l’intermédiaire du miroir. Deux pauvres types ronger par la fatigue, se débattant chacun de leurs côtés pour obtenir se qu’ils voulaient. Le blond cherchait certainement la paix et Lewis des informations. Un long silence pesa entre les deux qui ne fut couper que par la voix du journaliste.


« De rien… bien que cela ne soit que des politesses et que tu le pense pas… Tu n’es pas bon menteur tu sais. »

Après une grande inspiration, le brun se retourna. Pourquoi le hunter restait il au final, il n’ y avait pas qu’une question de cul derrière cela, il y avait forcement quelques choses. Il s’approcha de l’homme qui le surplombait de trois centimètres. Chaque pas qu’il faisait, il se questionnait et cherchait des réponses dans les iris de son interlocuteur, des questions qui restait sourde de réponse. Une fois à sa hauteur sa voix reprit, elle était bien moins acide et amer qu’a l’habitude.

« Pourquoi tu restes ? Tu as se que tu voulais non ? – un court silence s’invita dans sa phrase, ses bras pendaient le long de son corps et ses yeux dévisageait le hunter. – Qu’es qui t’es arriver pour que tu sois dans un état pareil ? »

Il jouait carte sur table, finalement le blond ne semblait pas s’intéresser à lui alors jouer sur cette note ne servait à rien.

« D’habitude j’arrive facilement à cerner les gens, mais étrangement avec les hunters c’est différent. C’est comme-ci que vous portiez un masque qui cache se que vous êtes réellement. Bien souvent des monstres à ce qu’on dit. Ou bien c’est votre côté double personnalité, une pour le travail, l’autre pour la vie réelle. – Il humidifia ses lèvres rapidement, en une grimace de réflexion. -  C’est certainement bien plus que deux versions que vous devez avoir créé. Se qui vous rend bien souvent attirant et détestable. »
 
Lewis posa ses yeux de glace juste à côté du corps qui bloquait le passage, il y trouva un objet de convoitise. Il posa sa main sur les côtes d’Aedan pour l’écarté légèrement afin de partiellement attraper son paquet de cigarette qui se trouvait vide. Il transforma le paquet en boule en la serrant rageusement. Et il lança la pauvre chose à travers la pièce. Posant sa main sur sa tempe, il ferma un instant les yeux. Ce qui était juste une envie se mua rapidement en une envie et peut être en besoin vitale bientôt.

« Putain »

L’insulte était partie comme cela, par automatisme. Il soupira restant juste dans l’encadrement désespérément proche du hunter, il frotta sa nuque. Son regard cerner et fatigué se posa sur le blond, mais une courte phrase lui parcourra l’esprit. C’est un hunter il n’a pas se genre de chose. Il leva les yeux au ciel, tapotant nerveusement sur son biceps quand il croisa ses bras. 
 
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