Hunter x Hunter Unlimited

A la guerre comme à la mer

 :: Port de Dollet Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Messages : 4
Date d'inscription : 31/07/2018
Age : 15
Localisation : En enfer
Sam 22 Sep - 0:06
Aedan prit une inspiration, le front contre le dos de ses mains croisés, les coudes appuyés sur ses cuisses. L’eau dégoulinait en petit serpentin glacial de ses cheveux jusqu’à sa nuque, s’infiltrait dans ses vêtements, et le gelait. Le poids de sa veste, autant que le désespoir ou la culpabilité, le clouait au sol. Assit en travers du siège conducteur d’une des voitures de leur société, il faisait face à Nelly, inquiète et instable. Le regard brun de la femme courait de la marée humaine refoulée derrières des barrières Vauban et surveiller par un cordon de gendarmes, au paysage d’apocalypse envahissant le quai. Des fourgonnettes d’ambulances ; des médecins courant d’un brancard installé au sol à un autre ; des plongeurs remontant avec un corps ou rien, et disparaissant de nouveau dans des eaux bouillonnantes ; Des agents comme eux, se reprenant, accusant cette défaite plus ou moins bien. Et de l’eau, partout, sur les corps et sur le béton du quai, en grande flaque miroitant et étendue, tremblante quand un coup de vent passé. Incrustait, froide et traîtresse, dans les vêtements. Le moindre pied levé tirait derrière lui des gouttelettes qui semblaient vouloir le retenir au sol, l’empêcher d’aller faire son travail et sauver une vie. Chaque chose se retrouvait couverte par l’onde, et une simple respiration semblait devenir humide, comme empoisonnait.

Et plus qu’une ennemie commune, pour Aedan, la froideur de l’eau était une traîtresse intime, qui faisait seconde après seconde faisait tomber sa température. Elle allait le refroidir, littéralement.

« - Ho ! Aedan ! »

Le Hunter releva difficilement la tête, levant vers Nelly un regard rougit par l’eau marine.

« -Hum ?

-Prend ça, et va boire un truc chaud. Hans est partit à l’agence, je lui ai dit de te ramener des fringue. »

Ordonna-elle, lui tendant d’une main ferme une serviette blanche, où le ciel grisaillé autant que l’eau sombre semblaient vouloir se refléter. Il resta un instant immobile, les yeux posaient sur ce morceau de tissu présenté comme son salut, avant de s’en saisir pour y faire disparaître son visage. Nelly ne dit rien. Elle croisa les bras et se tourna vers la foule, un air invitant à venir en découdre repeignant ses traits. Elle aussi avait merdé, mais elle n’était pas Hunter. La patronne de la société ne tomberait pas sur son dos, mais sur celui en apparence seulement plus musclé d’Aedan. Ils le savaient tous les deux, et c’était la raison qui le poussait à rester près de la voiture, pour pouvoir s’isoler si Inna Chevtchenko appelait. La patronne de la société avec qui il collaborait s’était fait un nom dans le domaine de la sécurité, que cela soit publique ou privée. Elle devait en partie sa réputation au fait qu’elle employait des Hunters. Et alors qu’elle avait confié ce dossier à Aedan les yeux fermés, attendant de lui qu’il gère la situation sans le moindre remous médiatique ; alors qu’elle lui avait passé ses caprices matériels et humains, il s’était planté en beauté !

« -Merci Nelly, mais….. J’attends son coup de fil. Elle doit être en train d’essayer de se calmer. »

La métisse sourit faiblement, posant une main chaude sur son épaule. A travers son blouson épais et engourdis d’eau, il sentait la prise de ses doigts, fins mais musclés, entraînées sur la gâchette d’une arme à feu.

« -C’est pas une excuse pour mourir. Fais gaffe, t’es vraiment pâle. T’as les lèvres bleues. »

Le Hunter hocha la tête. Derrière lui, posait sur le siège passager comme une relique, le téléphona vibra. Les deux agents sursautèrent, échangeant à peine un regard de quelques secondes dans lequel Nelly mit tout l’optimisme qu’elle pu. Aedan se retourna en un seconde, saisissant le téléphone dans une grande main pâle et tremblante de tension. Il se tourna face au volant, appuyant en même temps sur l’icône clignotant qui bientôt déverserait sur lui la voix enragée d’Inna. De sa main libre il referma la portière, cherchant la silhouette anguleuse et brune de Nelly sur les quais sans rien trouver.

« - Aedan !

-Bonjour Inna.

-C’est quoi cette merde !? Putain comment t’as pu faire ça ! »

Le fauve se laissa chavirer en avant, posant son front contre le volant avec un soupire. Ses paupières épaisses recouvrirent un instant la lueur grise de ses yeux, le faisant plonger dans un monde obscur. Il espérait y trouver la chaleur et l’aplomb dont il avait besoin pour la besogne qu’était l’affrontement avec sa patronne, mais rien ne vient.

« - On n’a pas réussit à localiser la bombe à temps. Enfin on a eu deux indiqués sur le plan ramené par Veck. Mais ils ont du se douter de quelque chose, ou un ancien en taule a réussit à les prévenir, et ils ont changés l’emplacement de la dernière : y’avait un kamikaze. Avec la destruction massive des dossiers à l’agence des Hunter, on a du marchander avec certains, et accepter de les placer en liberté conditionnée. Dont un ex-membre de leur groupe qu’on a coincés y’a un an.

-Comment il a pu savoir qu’on était sur leur cas ?

-Ma faute, j’ai été trop insistant pendant un interrogatoire. Il a du sentir quelque chose.

-Putain Aedan j’t’ai toujours dit de te maîtriser ! »

Il jeta un coup d’œil à l’extérieur, se penchant vers le pare-brise pour exécuter du regard ceux s’approchant trop de la voiture. Même si tout le monde se doutait qu’il n’était pas en train d’envoyer des sexto à une moitié, mais plutôt entrain de se faire sévèrement remonter les bretelles, Aedan n’avait pas dans sa nature de montrer ses faiblesses, ses erreurs, ses égarements. Ni de les assumer. Une vielle habitude remontant à l’enfance, l’époque où on lui avait enseigné à sourire quand on lui demandait comment les choses se passaient à la maison.

« -Désolé Inna, j’ai merdé, mais là faudrait plutôt me donnait des directives que m’engueuler ! »

Lâcha-il après quelques secondes de silence, détachant ses yeux de l’extérieur.

« - Ouais…. Mais pense même pas y couper ! Bon, silence radio ok ? Tu ne réponds aux journaleux sous aucun prétexte : Pas de nom de groupe terro, pas d’évaluation des pertes humaines et matérielles, pas d’origines de ce fiasco, pas d’info concernant ton sort à venir. Peut-être même qu’ils ne savent pas que c’est Nelly et toi qui avez coordonné l’opération.

-Si, y’avait déjà une foule quand les plongeurs nous on ressortit, ils ont vu nos brassards.

-F’chier ! Bon, trouves Nelly, et éloignez vous un peu de la zone. Vous fendez la foule sans un mot ! Pas de coup pour vous dégager si on vous retient, et surtout pas d’insultes !

-Ok.

-…. Et pour ta licence ?

-T’inquiètes. Une licence Hunter, c’est à vie, ils ne peuvent pas me radier comme ça.

-Tu vas tenir le coup ? Emotionnellement je veux dire… Une centaine de personne… Au dernière nouvelle y’a une vingtaine de rescapés.

-Dont un avec un traumatisme crânien. Oui, je sais. Ca fait du monde sur la conscience.

-Hum. Bon, j’te laisse, le téléphone arrêtent pas de sonner, au secrétariat ils sont débordé. Des menaces de mort, des insultes…

-Bye. »

Après un grésillement, le son régulier et froid d’un « bip » résonna dans la voiture, unique bruit maintenant Aedan dans la réalité. Le Hunter fixait sans expression le gyrophare dansant d’une ambulance à quelques mètres de la voiture. A force de trop ressentir, de trop penser et de prendre pour lui toutes les émotions de ceux l’entourant, il finissait comme anesthésiait. La seule chose qui traversait les barrières matelassaient semblant s’être formées autour de lui était une colère irrationnelle. Il se haïssait pour avoir faillit ainsi, pour ne pas avoir était à la hauteur. L’accident tourné déjà sur toutes les chaînes nationales, et les réseaux sociaux devaient regorgés de photographies floues de noyés allongés sur une étendue de béton. Peut-être qu’à l’étranger aussi, l’information commençait à filtrer. Ruth était peut-être assise devant sa télé, quelque part dans le monde, une tasse à la main. A cet instant, est-ce que le nom de Fitz, à elle qui avait toujours voulu être Hunter, était un poids ? Partager le même sang que lui, est-ce que cela la couvrait de honte ? Il l’imaginait parfaitement rougir, serrer les poings, et finir par éteindre la télé ou la radio. Retourner la pièce, ou écraser l’accélérateur si elle était sur la route. Invoquer sa sœur dans son esprit, derrière ses paupières closes fit accélérer son cœur. Il retrouva au fond de lui des débris de la motivation, presque l’instinct de survie, qui lui permettait de se lever chaque matin, de partir au travail, de faire son job tel un acharné.

Et cette force qui lui permettait d’habitude de pallier à la sensation de manque que lui infligeait l’absence de sa sœur, il l’utilisa pour ranger son téléphone, ouvrir la portière et sortir, dans un même geste rapide, sec et nerveux.

Aedan ne savait pas gérer sa colère, tout comme il ne savait pas gérer la moindre de ses émotions. On ne lui avait pas enseigné le control. Du moins pas celui de la vie de tous les jours. En mission et au bureau, son visage était aussi expressif que celui d’une de ses statuts antiques aux yeux vides. Et dans sa tête, les choses étaient à l’effigie de son bureau : propres, rangées, logiques, efficaces. Dans son métier de Hunter, les choses étaient simples, il savait ce qu’il avait à faire, et pourquoi il le faisait. Aedan avait parfaitement analysé l’origine de son obsession pour son travail. En prolongeant ce procédé de réflexion, il pouvait même expliquer l’origine de son Nen.

Mais dès qu’il n’avait plus rien à faire, il était obligé de se tourner vers lui-même. Avant, sa sœur était là pour reculer ce moment. Il pouvait toujours s’occuper d’elle, la suivre dans ses nuits blanches à écumer les quartiers les plus mal famés de York Shin, l’aider dans ses recherches sur tel groupe de mercenaires, tel chasseur de prime. Plus maintenant.

Et à cet instant, Aedan se sentait à deux doigts d’exploser.

Il avança vers l’èbe humaine, tapant à l’aveugle un message pour Nelly, sur son téléphone toujours au fond de sa poche. Ses yeux ne se détachaient pas des visages curieux, haineux, craintifs qui s’appuyaient contre les barrières. Brandissant des centaines de téléphones pour offrir anonymement en spectacle la mort de gens dont ils ne connaissaient que le nom. Le Hunter tapota sur l’épaule d’un gendarme qui se retourna dans un sursaut avant de lui ouvrir les barrières. Aedan retient lui-même, en écartant les bras, les quelques journalistes rapaces qui teintèrent de profiter de la brèche pour foncer vers les ambulances. Près de lui, d’une reportère en plein tournage fit un résumé de la situation.

« - … En direct du port de Dollet. ‘Le Navigateur’, bateau de croisière de Ben Smith, est sous les eaux depuis maintenant une heure. Le millionnaire y organisait une réception en l’honneur des cinquante ans de sa société spécialisait dans l’électronique et le high-tech FutYours, sous la protection rapprochait d’agents de Central Security, dont plusieurs Hunters, suite au menace de mort de plusieurs groupes terroristes et fanatiques revendiquant de suivre le même chemin que « The riddler ». Ce serait vraisemblablement une attaque à la bombe qui aurait perçait la coque du Croisier et l’aurait coulé, à un peu mois d’un kilomètre de la baie. Il y a peu de survivants, pour une raison inconnue ils semblent être beaucoup à avoir étaient coincés dans le bateau… »

Son regard couleur pierre de lune s’assombrit, prenant une teinte roche. Il fit un pas de côté pour éviter la caméra, ignora les questions, se contentant d’avancer à travers la foule lui faisant barrage. On le trairait d’assassins, de traître à la botte des terroristes, d’imposteur. On voulait voir sa licence, sûr qu’elle était fausse, ou le radiait des Hunter. Mais tous cela, il s’en moquait. 

Celles et ceux qui étaient morts avaient des fortunes, des comptes en banque avec plus de zéro qu’il n’en aurait jamais. Ils avaient battit leur empire de billet sur le dos de milliers de gens, ces milliers de gens qui actuellement s’offusquaient de leur mort, les pleuraient peut-être même, dans un parfait syndrome de Stockholm. Mais qui en même temps jetaient des clichés de la catastrophe, courant après un like, un follow, un « petit pouce bleu». Tout cela était hypocrite, et malheureusement n’avait plus rien d’exceptionnel à ses yeux. Il avait déjà vu des adultes à peine sortie de l’adolescence zoomer sur le corps à moitié ensevelit d’un enfant, et ne pas pouvoir réprimer un sourire satisfait devant leur cliché. Au début, il s’y était opposé, avait fait reculer des foules, arraché des téléphones, recouvert d’une bâche un corps. Puis Aedan s’était résolut. 

Les insultes de la foule quand ils échouaient, ses acclamations quand ils réussissaient, le Hunter n’y faisait plus attention. Il s’en était détaché, et ne pleuraient ni les morts ni les vivants.

Ce n’était que comme cela qu’il réussirait à traverser l’étendue de ses congénères. Encore un pas et il était libre, marchant vite pour semer les derniers journalistes s’accrochant à lui.

Aedan s’engagea dans des petites rues tortueuses, perpendiculaires aux grandes allées propres d’où avaient afflué les curieux, attirés par les sirènes des ambulances. Les murs étaient tagués, couverts d’obscénités et de phrases qui étrangement trouvaient un sens dans cet endroit, paraissant belles par certains côtés. Bars et magasins à la façade mal entretenue se mélangeaient avec les carcasses de leurs prédécesseurs. Il s’approcha d’un café à la devanture écaillée, couleur sapin, poussant de son épaule la porte de verre grinçante, y laissant une grosse trace humide. Pas un seul client, le Hunter était seul face à un homme derrière le bar, dans la soixantaine, mal rasé, de grosses cernes sous ses yeux rougis par le sommeil. Il plissa quelques secondes les yeux pour percer l’obscurité ambiante, et reconnaitre sur le barman des traces d’alcoolémie.

« -Jeune homme ? » 

Demanda le vieil homme d’une voix pâteuse, se redressant en voyant la silhouette dégoulinante d’Aedan. Il fit le tour du comptoir, venant près de son client en tendant les bras.

« -Donnez-moi votre veste, je vais la sécher. »

Le Hunter roula des épaules, faisant dégringoler de ses épaules le blouson alourdis pour le tendre au vieil homme qui disparu par une porte derrière le bar. Avec un soupire, Aedan s’accouda au zinc, retenant un frisson. Il n’avait plus qu’une paire de bottes militaires tenant de l’aquarium, un treillis pesant une tonne, et un T-shirt noir un peu trop grand lui collant à la peau. Pas assez pour protéger du froid un humain normalement constitué, lui encore moins que les autres. Il commençait à se sentir mal, ses muscles s’engourdissaient et son esprit avec. Rester aux quais aurait finit d’enterrer son moral une centaine de pieds sous terre. Mais il aurait du le faire, ne serait-ce qu’en attendant le retour de Hans et de vêtements secs.

« -Tenez. »

Aedan releva la tête, regardant le vieil homme lui tendre une serviette. Sa main se referma lentement et précautionneusement dessus, et d’un hochement de menton il remercia le barman, évitant son regard. Il savait qu’il n’avait pas le droit de refuser ou de rejeter la responsabilité de l’échec d’aujourd’hui. Mais d’un coup ses épaules lui semblaient bien frêles pour porter un tel poids.

Dans son dos, il entendit la porte grincer et le barman tendit le coup pour apercevoir son nouveau client. Aedan jeta un regard par-dessus son épaule, espérant apercevoir Nelly. Déception, ce n’était pas du tout elle.
Revenir en haut Aller en bas
Lewis Freeman
Administrateur membre des civils
avatar
Messages : 266
Date d'inscription : 19/04/2016
Age : 26
Sam 22 Sep - 1:40
 
A la guerre comme à la mer

Depuis quelque temps, rien ne semblait réussir au journaliste. Refusant de nombreuses propositions de son patron pour couvrir des événements mineurs ou pire encore devoir jouer les imbéciles heureux face à des starlettes, qui semble tout connaitre de la vie. Malheureusement, le patron ne semblait pas d’avis de lui laisser le choix, c’était accepter ou prendre la porte. L’arrogance de Lewis prit le pas sur sa rationalité et décida de partir. Tout ceci c’était passé par téléphone et dans un appartement miteux que Lewis avait louer pour quelques semaines pour des « vacances ».  Ce n’est qu’une fois dehors, sur son balcon, une cigarette dans la bouche qu’il posa un peu plus la situation, malgré les quelques doutes qui s’insinuait, il était hors de question de revenir à genoux le voir le connard et de s’excusé.


Tout se qu’il avait au bureau tiendrait dans un sac, très certainement. Toute cette agitation dans sa tête fatigué finissait par le faire étouffer. Alors il descendit. Sa soirée risquait d’être ennuyante à mourir, il allait boire, fumer, cherchant un travail sur son ordinateur, oubliant de dormir et n’ayant toujours rien. Il y avait bien cette personne qui lui avait proposé un boulot, mais il hésitait encore, il y avait pas mal de risque, mais cela payait plutôt bien.

Laissant la fumer sortir de sa bouche, Lewis entama sa marche dans la ville. Le brun n’allait saluer personne en quittant le bureau, même pas Chisei, le cameraman, qui l’accompagnait partout, avec un peu de chance il sera foutu avec un incapable au pire des cas il allait retourner dans son école.
Lewis traversa la route sans faire attention, une voiture freina et klaxonna, l’homme à l’intérieur devait certainement l’insulté, mais le brun n’en avait rien à faire, il continua sa route c’est tout.

Ce qui le fit sortir un peu de ses pensés envelopper de fumer fut l’agitation que devenait de plus en plus présente alors qu’il marchait. Il leva ses yeux de glace pour observer les environs. De nombreuse personnes s’ameutait vers un point. Curieux, il s’approcha et sa nature revient au galop. Il écouta mine de rien se qui se passait. Nombre des discutions étaient incomplète juste des informations lancer au hasard. Il allait devoir trouver autre chose. Il marcha un peu plus loin de façon nonchalante, son but s’approcher discrètement d’un journaliste pour obtenir des informations. La chance semblait tournée, Il vit une journaliste qui ne lui était pas inconnue, elle semblait presser de commencer son speech devant la caméra.  Son discourt était du pain béni pour Lewis qui écouta le moindre mot. Alors comme ça il y avait eu un accident, même ici, il y avait des gens pour idolâtrer un imbécile derrière son ordinateur.  Il haussa les épaules, de toute façon cela n’était plus son problème… ou presque. Lewis laissa passer un jeune homme avant de reprendre sa route. Il ne s’arrêta que pour se retourner sur l’inconnue. Le brun ignorait si les gens insultaient cet homme en particulier ou bien s’ils avaient juste envie de craché leurs haines, sur le premier qui sortait de la scène du massacre. Après un instant, ses lèvres se fendirent d’un sourire, avant de se plonger lui aussi dans la ruelle. Passant sa main dans ses cheveux pour plaquer les quelques mèches rebelles qui lui tombait devant le visage, il ajusta sa veste sweet noir, les mains dans le poches d’un pantalon aussi sombre que sa veste, le brun avança, avec pas mal de retard sur celui qui l’avait emprunté avant lui. Tellement qu’au détour d’une intersection, Lewis l’avait perdu. L’ex journaliste écrasa sa cigarette mourante contre le mur et jeta le mégot dans une boite métallique qu’il sortit de l’un de ses poches. Il sortit une nouvelle cigarette qu’il alluma avant de reprendre sa marche et de chercher le moindre indice sur la disparition du blond. Après un moment de recherche infructueuse et son retour sur la grande rue, il décida de rebrousser chemin. Il écrasa sa cigarette dans un cendrier qui traînait à l’extérieur. Un geste automatique, il regarda la façade du café. Son idée de base refit surface brutalement et le café l’invitait totalement à entrer. Il était comme lui, fatigué, délavé et délabré.

Il poussa la porte qui émit un cri de souffrance lorsqu’il entra. Son regard ne se posa pas tout de suite sur l’intérieur. Un automatisme social lui traversa les lèvres, se bonjour qui devenait si vite ridicule et étrangement mal placé. Lorsqu’il croisa le regard du blond, il retint un sourire juste à temps avant qu’il ne le trahisse. Il s’approcha du bar lentement. La chance était peut-être au rendez-vous.
Lewis finit par poser ses deux coudes sur le comptoir, il commanda un verre de whisky avant de demander au gérant s’il pouvait fumer. Alors que celui-ci le servait, il sortit de sous son bar un cendrier qu’il posa devant le brun.

« Merci »

Il sortit son paquet, ainsi que son briquet qu’il posa devant lui. Il sortit une cigarette qu’il coinça rapidement entre les lèvres, avant de l’allumer et de crée un brouillard. Du coin de l’œil il regarda Aedan puis lui tendit le paquet.

« Tu semble avoir une journée de merde toi. »


Il remercia une nouvelle fois le barman quand il posa devant lui son verre. Il attrapa de deux doigts la clope, puis de la même main attrapa son verre pour en boire une gorger. Il reposa le verre et frotta un de ses yeux cerner après avoir déposé sa cigarette entre ses lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 4
Date d'inscription : 31/07/2018
Age : 15
Localisation : En enfer
Dim 7 Oct - 8:34

Le Hunter salua l'homme d'un hochement de tête , retrouvant immédiatement son immobilité. Il espérait presque, dans une dérision illusoire, le voir faire demi-tour, comme une image rembobinée. Mais non. Le nouveau venu -un mélange de noir et de blanc, et une unique tâche coloré dans ses yeux, une goutte bleu azure- s'approcha, et lentement s'accouda au zinc. Aedan fronça les sourcils, hésitant un instant à faire un pas de côté. Tout dans le comportement de cet homme indiquait qu'il cherchait à discuter, établir un contact. Et au vue de ses derniers exploits, le blond aurait plutôt parié sur un curieux ou un journaliste qu'une futur conquête.

Il refusa d'un geste les cigarettes, et ignora la question implicite de l'homme. Sa tête bascula légèrement sur le côté, ses sourcils inconsciemment froncés alors que de son regard de pierre il détallait son vis-à-vis, comme une façon de lui faire comprendre qu'il avait vu claire dans son jeu. Et de ce manège étrange et désengageant, il gratifia l'inconnu pendant encore quelques secondes avant de baisser les yeux. Le Hunter enfouit son visage dans la serviette, expirant un grand coup avant de tenter de sécher sa tignasse dans des gestes à la limite de l'agressivité.

« - Journaliste ? »

Marmonna-il en s'arrêtant, déposant la serviette sur le bar. Ses cheveux jaillissaient en mèches et touffes désorganisés et emmêlés, une véritable crinière lui tombant en partie sur le front. Aedan se tourna vers l'homme, réprimant un frisson. Le bout de ses doigts s'engourdissait peu à peu, au même rythme que ses oreilles ou son nez. Comment je peux avoir des pensées aussi gamines alors que mon feu est en train de s'éteindre? Il posa une main sur le zinc, s'accrochant à la sensation de bois laqué sous la pulpe de ses doigts. Le Hunter arrima son regard à celui de l'inconnu, ses iris assombris par la méfiance. L'envie le démangeait d'attraper la cigarette de l'autre homme pour l'écraser sur le bar, laissant un infime cratère brûlé.
Il lança un regard aux reliefs noirs sous les orbes bleus de l'inconnu, haussant un sourcil avant de lancer comme un reflet aux mots de l'homme :


« - Nuit de merde ? »

Revenir en haut Aller en bas
Lewis Freeman
Administrateur membre des civils
avatar
Messages : 266
Date d'inscription : 19/04/2016
Age : 26
Dim 7 Oct - 11:24
 
A la guerre comme à la mer

Lewis avait bien senti que je jeune homme ne voulait pas qu’il reste et pourtant il lui semblait nécessaire d’imposé sa présence. Lorsqu’il refusa la cigarette le brun n’insista pas il reposa son paquet sur la table, fit glisser la cigarette de l’autre côté de sa bouche afin de l’extirper de sa main gauche. Un panache de fumer s’échappa du côté droit de sa bouche, avant qu’il ne reprenne son verre pour en reprendre une gorgée. Le regard posé sur lui fit virer ses pupilles de glace sur l’homme blond. Le brun ne désengagea pas son regard, le coude droit reposant sur le zinc tenant toujours son verre. Lewis n’avait pas peur de ce genre de manège, cela l’amusait plus qu’autre chose, il faut l’avouer, un coin de ses lèvres se redressa en un sourire presque malicieux, puis il termina son verre d’une traite. Regardant le fond de son verre, il ne tourna le regard que lorsqu’il vit l’homme sur le point de s’arracher la tête pour se sécher ses cheveux.

 
Quand il lui parla, le brun scruta son interlocuteur, il avait mordu finalement. Lewis observa le blond en souriant, son coude posé sur le comptoir, la paume posée sur sa joue, dont deux doigts tenaient encore sa cigarette qui se consumait lentement. La moindre des mèches de sont interlocuteur passa sous le regard de Lewis. Calculant le moindre de ses gestes dans un but bien précis. Il finit par se redresser une peu avec un sourire amer.

« Ex-Journaliste, je ne suis pas du goût de mon anciens patron et je n’aime pas trop recevoir des ordres. »

Quand leurs regards se croisaient de nouveau Lewis ne lâcha pas prise un seul instant. Finalement le blondinet lui posa une question, un court instant le brun fronça les sourcils puis haussa les épaules.

« La nuit m’appel souvent mais le sommeil me fuit et rien ne me retient dans mon lit alors… »

Il tira une nouvelle taffe sur sa clope, avant de lâcher un panache de fumer en direction du blond. Peu subtile, mais il savait cela assez énervant pour amorcer la suite, bien que cela sot tu quitte ou double.

« Et toi ? tu es trempé jusqu’à l’os »

Lewis parcourra le corps de l’hunter avant de reporter son regard sur ses yeux. Demandant un autre verre.

« De toute façon pour venir se terrer ici, c’est qu’on a dû faire face à pas mal d’emmerde. »

Quand l’homme le resservit Lewis le gratifia d’un charment sourire puis en prit une gorgé. Avant de rabattre une de ses mèches sombre qui se promenait devant son visage vers l’arrière.

Attendant la réponse il parcourait du bout de son doigt le bord du verre, les yeux rivés dessus, comme hypnotisé par le geste. Il ne détournera le regard que si le blond lui parle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» La guerre de Troie
» La Guerre au Garage et Dé Maudit [rapport de bataille]
» Gagner la guerre (Jean-Philippe Jaworski)
» WAB Guerre de 100 ans, Règles spéciales et listes d'armées
» Petites histoires de sous marins de la 2 nd guerre mondiale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunter x Hunter Unlimited :: Port de Dollet-
Sauter vers: